Pre­mière épreuve de vé­ri­té

La France face à l’is­lande, ce soir (20 h 45)

La Montagne (Brive) - - Sports -

Le ter­rain pour seul juge. In­vain­cu de­puis son ar­ri­vée à la tête de l’équipe de France en sep­tembre, Olivier Echouaf­ni va connaître son pre­mier grand test contre l’is­lande, ce soir (20 h 45) à Til­burg, pour son en­trée à l’eu­ro 2017 aux Pays-bas.

Son bi­lan jusque­là est presque par­fait : de­puis l’éli­mi­na­tion des Bleues en quarts de fi­nale des JO de Rio, le suc­ces­seur de Phi­lippe Ber­ge­roo a éta­bli une sé­rie de 11 matchs sans dé­faite (7 vic­toires, 4 nuls). L’idéal avant l’eu­ro ?

« C’est tou­jours bien pour la confiance, ce­la va­lide aus­si le travail qui a été mis en place par notre staff. Ce­la veut dire aus­si que le groupe, que les filles adhèrent énor­mé­ment. Main­te­nant j’ai en­vie que vous me re­po­siez cette ques­tion après le 6 août, (date de la fi­nale de l’eu­ro, ndlr) », a ana­ly­sé Echouaf­ni, lors de la pré­pa­ra­tion. Le par­cours des Bleues se­ra d’au­tant plus ana­ly­sé que la France or­ga­ni­se­ra le pro­chain Mon­dial, en 2019.

Outre la 3e place au clas­se­ment Fi­fa, l’an­cien en­traî­neur de So­chaux a por­té à son cré­dit une vic­toire de pres­tige au tour­noi ami­cal Shebe­lieves Cup en mars der­nier aux EtatsU­nis, aux dé­pens no­tam­ ment de l’al­le­magne, cham­pion olympique en titre et sex­tuple vain­queur de rang de l’eu­ro, ou de l’an­gle­terre, n° 5 mon­diale et na­tion émer­gente.

« Etapes fran­chies »

Un dé­clic pour les Bleues, sou­vent im­pres­sion­nantes en phases de groupe, mais en échec, à chaque fois d’un rien, lors des matchs dé­ci­sifs des six der­nières com­pé­ti­tions in­ter­na­tio­nales qu’elle ont dis­pu­tées de­puis l’eu­ro 2009 ?

« D’avoir fait cette per­for­mance à la Shebe­lieves Cup a don­né de la confiance et de la mo­ti­va­tion pour la suite », sa­voure Echouaf­ni.

« Il y a eu des étapes qui ont été fran­chies. Par exemple face à l’an­gle­terre, en étant me­né au score, on a su d’une part re­ve­nir et ga­gner le match ( 2­1). Ce­la montre que cette équipe de France a du men­tal. Main­te­nant on va être encore ju­gé sur tous les matches qui vont ar­ri­ver », ajoute­t­il avec pru­dence.

Car les Bleues, au mo­ment d’abor­der ce pre­mier Eu­ro de l’his­toire à 16 équipes, n’a ja­mais réus­si à dé­pas­ser le cap des quarts de fi­nale, avec deux éli­mi­na­tions de suite aux tirs au but en 2009 et 2013.

Pour pas­ser ce cap, les co­équi­pières de Wen­die Re­nard vont de­voir aller cher­cher la tête d’un groupe C, a prio­ri abor­dable avec l’is­lande (18e na­tion mon­diale), l’au­triche (24e), et la Suisse (16e).

Les Bleues doivent ré­gler la mire

Lors des deux matchs de pré­pa­ra­tion face à la Bel­gique (2­0) et la Nor­vège (1­1), les Bleues ont en ef­fet sou­vent pé­ché dans la fi­ni­tion, leur pro­blème ré­cur­rent.

Pour ré­gler la mire, le staff pour­ra comp­ter sur Sa­ki­na Kar­chaoui, pré­ser­vée contre la Nor­vège pour se re­mettre d’une lé­gère bles­sure, qui es­saie­ra de pal­lier le for­fait de la po­ly­va­lente Amel Ma­j­ri dans le cou­loir gauche.

« On lui a concoc­té des séances très pré­cises par rap­port à son état phy­sique. Tout s’est bien pas­sé, elle a re­pris avec le groupe, et tout le monde est à 300 % pour ce pre­mier match. C’est à nous après de choi­sir pour faire les bons choix », a an­non­cé Peg­gy Pro­vost, coach ad­jointe des Bleues.

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