Chris­tophe Maé prêt à com­mu­nier avec son pu­blic

La Montagne (Brive) - - La Une - Vir­gi­nie Fillâtre vir­gi­nie.fillatre@cen­tre­france.com

Pour la deuxième fois, Chris­tophe Maé va chauf­fer la scène de Brive fes­ti­val. L’oc­ca­sion pour l’ar­tiste de fê­ter dix ans de car­rière et de com­mu­nier avec son pu­blic.

Il avait en­flam­mé Brive fes­ti­val en 2013. Chris­tophe Maé re­vient, de­main, brû­ler la scène gaillarde. Avec un plai­sir non dis­si­mu­lé et « en pleine forme pour faire la fête ».

Quel ef­fet ce­la vous fait-il

de re­trou­ver Brive ? « J’ai un bon sou­ve­nir de Brive. J’adore cette ré­gion. Re­ve­nir quatre ans après, avec un al­bum sup­plé­men­taire, des chan­sons que les gens connaissent, je pense que ça va être la com­mu­nion par­faite ».

Que re­pré­sente pour vous un fes­ti­val com­pa­ré à un

con­cert ? « Ça me laisse plus d’in­ter­ac­tion et de li­ber­té avec les gens. Un fes­ti­val laisse plus de place à l’im­pro­vi­sa­tion. C’est quelque chose que je vis su­per bien, car la scène, c’est ma mai­son. C’est là que je m’épa­nouis le plus, que je suis le plus vrai, le plus sin­cère, où je fais vrai­ment pas­ser qui je suis ». Ce­la veut-il dire que chaque fes­ti­val est dif­fé­rent ? « Tout dé­pend de l’ar­tiste qui passe avant et après moi. Il y a des pu­blics com­plè­te­ment dif­fé­rents. Je n’aborde donc pas les shows de la même ma­nière. C’est su­per ex­ci­tant car il faut al­ler sé­duire des gens qui ne sont pas forcément là pour moi ».

Jus­te­ment, de­main soir, vous al­lez par­ta­ger l’af­fiche avec Sli­mane et Ima­ny. Vous

les con­nais­sez ? « J’avais chan­té avec Sli­mane pour la fi­nale de The Voice. J’avais vé­cu un bon mo­ment. C’est quel­qu’un de très simple, que j’ap­pré­cie beau­coup. Je l’ai croi­sé pas mal de fois, en coup de vent, mais on prend tou­jours le temps de dis­cu­ter. C’est quel­qu’un qui me touche beau­coup.

Quant à Ima­ny, je ne l’ai ja­mais croi­sée, mais j’aime beau­coup ce qu’elle fait. Son cô­té acous­tique me parle, est co­hé­rent avec ce que je fais. C’est une belle ar­tiste. Je pense que cette soi­rée est hy­per co­hé­rente et que la ma­gie va opé­rer ».

En­chaî­ner tous ces fes­ti­vals doit être usant. « C’est de la bonne fa­tigue. Quand je passe un an et de­mi iso­lé dans mon stu­dio à écrire et com­po­ser, je ne pense qu’à une chose, c’est être sur scène, chan­ter et par­ta­ger des soi­rées avec des mil­liers de per­sonnes. Cette an­née est hy­per in­tense pour moi car je fête mes dix ans de car­rière avec un pu­blic qui est tou­jours au ren­dez­vous, mais qui a évo­lué, chan­gé. Au­jourd’hui, il y a deux à trois gé­né­ra­tions de­vant moi qui chantent mes chan­sons. C’est as­sez fa­bu­leux. Je suis conscient d’être un pri­vi­lé­gié dans ce mé­tier qui est as­sez im­pi­toyable, car tout peut bas­cu­ler du jour au len­de­main ».

Com­ment ex­pli­quez-vous

cette lon­gé­vi­té ? « John­ny, une fois, quand je fai­sais sa pre­mière par­tie, m’a dit que la car­rière des ar­tistes ne re­po­sait que sur les chan­sons et pas sur une tronche ou un sou­rire. C’est tel­le­ment vrai. Les gens se re­trouvent à tra­vers un titre. Pour moi, même si d’autres pa­ra­mètres peuvent en­trer en ligne de compte, la clé, c’est ça.

J’ai pu le consta­ter sur mon der­nier al­bum. La chan­son Il est où le bon

heur, je l’ai écrite de ma­nière très per­son­nelle. Pour­tant, elle a par­lé aux gens car il n’y a pas plus uni­ver­sel que ce thème. Fi­na­le­ment, je crois que l’on a tous plus ou moins les mêmes vies ».

PHO­TO D’AR­CHIVES PAS­CAL PER­ROUIN

RE­TOUR. Comme en 2013, Chris­tophe Maé re­vient faire la fête avec le pu­blic de Brive fes­ti­val.

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