« La Ci­té de la ta­pis­se­rie est un plus pour la ville d’au­bus­son »

La Montagne (Brive) - - Estivités - Ed­wige Blan­chon

Si les re­tom­bées éco­no­miques de la Ci­té in­ter­na­tio­nale de la ta­pis­se­rie sont loin d’être né­gli­geables pour les com­mer­çants d’au­bus­son, la nou­velle sai­son tou­ris­tique ne dé­marre pas aus­si bien qu’ils le sou­hai­te­raient.

De­puis son ou­ver­ture, la Ci­té in­ter­na­tio­nale de la ta­pis­se­rie a at­ti­ré des per­sonnes de la France en­tière. Cu­rieux du sa­voir­faire au­bus­son­nais, les tou­ristes sont ve­nus en grand nombre dé­cou­vrir un mé­tier d’ex­cel­lence et de tra­di­tion lo­cale. Aux portes de ce nou­veau bâ­ti­ment : tous types de com­merces. Bars, res­tau­rants, hô­tels et bou­tiques de souvenirs ac­cueillent les va­can­ciers qui passent forcément par le nou­veau mu­sée. « On les re­con­naît fa­ci­le­ment car ils viennent s’as­seoir avec leurs car­nets d’ex­pli­ca­tion en mains », pré­cise Anne­ma­rie du Ca­fé des Arts.

Un bon point pour les com­merces

Après leurs vi­sites, les ap­pren­ tis lis­siers flânent gé­né­ra­le­ment dans les rues d’au­bus­son pour se ra­fraî­chir et dé­ni­cher un pe­tit sou­ve­nir. « Nous avons tou­jours eu du monde l’été mais nos ter­rasses se rem­plissent plus qu’au­pa­ra­vant. Les gens s’ar­rêtent boire un verre car la Ci­té est à notre porte », ex­plique la gé­rante du Ca­fé des Arts. « L’ou­ver­ture du nou­veau mu­sée est une très bonne chose pour Au­bus­son. C’est bien pour nous. La com­mu­ni­ca­tion qui a été faite a per­mis d’at­ti­rer du monde », in­dique An­nie Dus­saillant, ven­deuse chez Yves Pas­sant, bou­tique de vê­te­ments. Et contrai­re­ment à ce que l’on pour­rait pen­ser, les mé­tiers de bouche ou les bou­tiques de souvenirs ne sont pas les seules à res­sen­tir cet im­pact. « Je suis agent im­mo­bi­lier et j’ai de­puis peu des clients fran­çais ins­tal­lés à Du­baï. Et sans la Ci­té, ils ne se­raient ja­mais ve­nus jus­qu’à moi », avoue Phi­lippe Pe­tit de l’agence Creu­soise.

Des re­tom­bées po­si­tives à confir­mer

Mais est­ce que la ma­gie opère tou­jours ? Un an après, les com­mer­çants ont des doutes sur la du­rée de ces re­tom­bées. « L’an­née der­nière, ça bou­geait plus. Il y avait plus du monde même au mois de juin. On a plus de mal à re­par­tir cette an­née. Mais la Ci­té de la ta­pis­se­rie est un plus pour Au­bus­son et j’es­père que ça va re­par­tir », ajoute Mo­nique, ser­veuse au Mo­derne. Même son de cloche du cô­té de la Li­corne. « C’est certes un ap­ port pour la ville mais les bars et les hô­tels sont peut­être plus concer­nés », in­dique le li­braire Fran­cis Car­ne­ro.

D’autres com­mer­çants pensent que les tou­ristes qui viennent à Au­bus­son pour vi­si­ter uni­que­ment la Ci­té, n’ar­rivent que très ra­re­ment jus­qu’en haut de la grande rue. « Nous avons des clients qui viennent du mu­sée mais pas que. C’est ir­ré­gu­lier au ni­veau de la clien­tèle. Au mo­ment de l’ou­ver­ture, on voyait énor­mé­ment de monde mais main­te­nant il faut voir dans le temps. Et puis s’ils sont en groupe, ils n’ont pas le temps de s’ar­rê­ter pour se ba­la­der et c’est dom­mage », confie Isa­belle De­mon, gé­rante du Comp­toir d’au­bus­son.

Les com­mer­çants es­pèrent que le rayon­ne­ment de la Ci­té de la ta­pis­se­rie n’est pas près de s’es­tom­per. Mais en avoi­si­nant les 50.000 vi­si­teurs en à peine un an, pas sûr que ce soit tout de suite d’ac­tua­li­té.

PHO­TO AU­RORE CLAVERIE

AU­BUS­SON. Les com­merces sont aux cou­leurs de la Ci­té.

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