Des sai­son­niers, « am­bas­sa­deurs de l’image du fes­ti­val »

La Montagne (Brive) - - Estivités - Ca­ro­line Gi­rard

Cette an­née, 92 contrats sai­son­niers ont été re­cru­tés pour la du­rée du fes­ti­val. Avant le grand jour, les équipes ont été for­mées dé­but juillet.

« La pro­gram­ma­tion, c’est im­por­tant que vous la connais­siez. C’est cer­tai­ne­ment la deuxième ques­tion que l’on vous po­se­ra le plus, avec le “Où est­ce qu’on peut al­ler faire pi­pi ?” ». De­vant elle, Élise Du­naud a plus d’une soixan­taine de jeunes à brie­fer. Pour les ab­sents du jour, il fau­dra rat­tra­per.

Pré­sen­ta­tion des équipes, du site, formation au tri des dé­chets ou aux dif­fé­rents postes de tra­vail étaient donc au pro­gramme de cet après­mi­di dé­dié à l’ac­cueil des troupes. « Il y a un tiers de per­son­nel en plus cette an­née, ex­plique la di­rec­trice ad­jointe de Fes­ti­val Pro­duc­tions. Il y a plus de bars, plus de loges… » Et donc, be­soin de plus de monde.

Si les can­di­da­tures ont, des mots des équipes or­ga­ni­sa­trices, étaient très nom­breuses cette an­née, ils ne se gardent pas de rap­pe­ler que les heu­reux élus au­ront à charge d’as­su­rer au mieux les mis­sions confiées ; la ponc­tua­li­té et le sou­rire en ban­dou­lière. Ils tra­vaille­ront pour cinq ou dix jours, uni­que­ment sur les soirs de fes­ti­val ou, aus­si, pour les jour­nées gra­tuites (soi­rées à thème, tour­nois spor­tifs) ; sur le pôle cui­sine/res­tau­ra­tion, à l’en­tre­tien gé­né­ral du site, en tant que bar­man, cais­siers, à l’ac­cueil de la billet­te­rie ou à ce­lui des loges par­te­naires.

« Vous êtes nos propres am­bas­sa­deurs, ajoute Clé­men­tine Fre­chi­nos, di­rec­trice com­mu­ni­ca­tion sur Brive Fes­ti­val. C’est im­por­tant que vous soyez en me­sure de tout ex­pli­quer ». Tout, y com­pris la der­nière nou­veau­té : le ca­sh­less. Ter­mi­né le casse­tête pour rendre la mon­naie ; place au paie­ment dé­ma­té­ria­li­sé avec des cartes préa­la­ble­ment char­gées. « Six caisses seront ins­tal­lées à l’in­té­rieur du site. Il fau­dra néan­moins faire de la pé­da­go­gie dans les files d’at­tente à l’ex­té­rieur pour in­ci­ter les fes­ti­va­liers à char­ger leur carte en amont, et à flui­di­fier le trafic aux points de char­ge­ment ».

Comme tout bon brie­fing, une pe­tite mise au point est faite sur les règles de base : ar­ri­ver dix mi­nutes avant la prise de son poste, ou­blier les bières dis­crè­te­ment of­fertes aux co­pains, lais­ser son té­lé­phone por­table de cô­té… « Vos contrats ne durent pas long­temps, alors il faut jouer le jeu, pré­vient Élise Du­naud. Dans le feu de l’action, ce n’est pas tou­jours rose mais il faut garder le sou­rire… Et nous po­ser des ques­tions ! ».

À en croire l’ab­sence de bras le­vés cet après­mi­di­là, des ques­tions, il n’y en avait pas. Mais avant de lais­ser fi­ler les di­zaines de sai­son­niers, un der­nier point res­tait à abor­der : ce­lui de la te­nue de tra­vail. Exit les t­shirts jaune. Cette an­née, ils seront noirs. Exi­geants mais bien­veillants, les équipes ont pen­sé à tout : « Les gar­çons cette an­née, vos t­shirts seront an­ti­trans­pi­rants ! », plai­sante Clé­men­tine Fre­chi­nos. De quoi lais­ser pré­sa­ger quelques sueurs froides, les soirs de rush…

PHO­TO PAS­CAL PER­ROUIN

FORMATION. Une soixan­taine des 92 contrats sai­son­niers a été for­mée dé­but juillet par les membres de Fes­ti­val Pro­duc­tion.

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