Der­nière chance pour Bar­det

Le Fran­çais n’a plus que l’étape d’au­jourd’hui pour faire la dif­fé­rence

La Montagne (Brive) - - Tour de France 2017 -

Le plus en­tre­pre­nant dans le Ga­li­bier hier, Ro­main Bar­det n’a fait la dif­fé­rence au fi­nal qu’avec Fa­bio Aru mais a en­core une der­nière carte à jouer au­jourd’hui dans l’izoard s’il veut conser­ver un es­poir de vic­toire.

«Je n’ai au­cun re­gret », a as­su­ré le Fran­çais à son ar­ri­vée à Serre­chevalier après une pre­mière étape al­pestre mar­quée par l’as­cen­sion de la Croix de Fer, du Té­lé­graphe et du Ga­li­bier, toit du Tour cette an­née.

« J’ai fait le maxi­mum dans le Ga­li­bier, c’était pas loin de cé­der plu­sieurs fois. Mais avec 25 ki­lo­mètres de des­cente avec le vent de face, je sa­vais très bien que ce­la se­rait dif­fi­cile de re­prendre du temps à Froome qui était en­core bien en­tou­ré. Mais j’ai don­né tout ce que j’avais jus­qu’à la ligne », a ajou­té le Bri­va­dois, troi­sième au clas­se­ment gé­né­ral.

La ligne, c’est pour­tant là que le lea­der D’AG2R La Mon­diale peut avoir des re­grets d’avoir été bat­tu au sprint par Uran (2e de l’étape) qui a du coup en­ gran­gé six se­condes de bo­ni­fi­ca­tion et lui passe de­vant au clas­se­ment gé­né­ral pour une frac­tion de se­conde.

Tous deux campent dé­sor­mais à 27 se­condes du maillot jaune Ch­ris Froome, qui a pris quatre se­condes de bo­ni­fi­ca­tion en fi­nis­sant 3e de l’étape.

Uran « n’a pas beaucoup at­ta­qué au­jourd’hui. Il se contente de suivre et de faire les “bo­nif” à l’ar­ri­vée », a pes­té Bar­det.

Mais « Uran est un vieux re­nard », a ana­ly­sé de son cô­té le ma­na­ger D’AG2R Vincent La­ve­nu. « Je sa­vais que c’était le client pour le sprint au­jourd’hui, c’est un gar­çon qui a une grosse science de la course et qui est très fort cette an­née. »

Si Bar­det n’a pas fait une bonne opé­ra­tion par rap­port à Froome et Uran, il a en re­vanche pris du temps ­ 31 se­condes ­ au cham­pion d’ita­lie Fa­bio Aru (4e) et a fait un pas sup­plé­men­taire vers le po­dium à Pa­ris.

« Il faut tou­jours res­ter po­si­tif dans l’ana­lyse. Même s’il n’y a pas de gains mar­gi­naux im­por­tants, c’est quand même une bonne opé­ra­tion. Aru était un client sé­rieux, il a per­du une qua­ran­taine de se­condes donc c’est plu­tôt une bonne chose », a sou­li­gné La­ve­nu.

Mais Bar­det ne s’en conten­te­ra pas. La­ve­nu a dû d’ailleurs freiner ses ar­deurs hier.

« On l’a sen­ti un peu trop op­ti­miste. À Plan La­chat, à 8 ki­lo­mètres du som­met, il nous a dit « Dites à Ma­thias (Frank, son co­équi­pier qui était à l’avant de la course, ndlr) de se te­nir prêt, je vais at­ta­quer ». En sa­chant qu’il y avait du vent, que Froome avait en­core trois co­équi­piers, on a plu­tôt ré­fré­né son tem­pé­ra­ment et on lui a dit d’at­ta­quer plus haut », a ra­con­té La­ve­nu.

Au­jourd’hui, dans la mon­tée de l’izoard, la grande dif­fi­cul­té pour Bar­det se­ra une nou­velle fois de se dé­bar­ras­ser de l’es­corte de Froome.

« Froome a une équipe for­mi­dable qui lui per­met de s’ados­ser à quelque chose de so­lide. (Mi­kel) Lan­da est ex­tra­or­di­naire, on se rend bien compte que dans le fi­nal, il ar­rive à bou­cher les trous pour Froome qui se re­trouve avec un atout sup­plé­men­taire », a pour­sui­vi le ma­na­ger D’AG2R La Mon­diale.

Mais « on ré­es­saie­ra au­jourd’hui », a pro­mis Bar­det. « Il faut être pa­tient et constant sur le Tour de France. La course n’est pas fi­nie. »

Aru dis­tan­cé mais Froome trop en­tou­ré

OF­FEN­SIF. L’au­ver­gnat a tout ten­té pour dis­tan­cer Froome dans le Ga­li­bier.

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