LE GÉ­NÉ­RAL PIERRE DE VILLIERS, UN MI­LI­TAIRE RES­PEC­TÉ DÉ­FEN­SEUR DU BUD­GET DE L’AR­MÉE

La Montagne (Brive) - - France & Monde -

EN POSTE DE­PUIS TROIS ANS. Nom­mé en jan­vier 2014. Per­son­na­li­té in­tègre et ru­gueuse, ap­pré­cié de ses hommes, le gé­né­ral Pierre de Villiers, dé­mis­sion­naire de son poste de chef d’état­ma­jor, a constam­ment dé­fen­du de­puis plus de trois ans un mo­dèle d’ar­mée équi­pé et fi­nan­cé pour « cou­vrir tout le spectre de me­naces ». Pa­ra­doxa­le­ment, le gé­né­ral de Villiers (60 ans) avait été nom­mé en jan­vier 2014 dans un contexte de ri­gueur bud­gé­taire, avec pour prin­ci­pale mis­sion de mettre en oeuvre la loi de pro­gram­ma­tion mi­li­taire (LPM) qui pré­voyait 34.000 sup­pres­sions de poste, et de ré­or­ga­ni­ser le mi­nis­tère. Cet homme sec aux traits an­gu­leux n’a ces­sé au cours des an­nées sui­vantes de plai­der pour la sanc­tua­ri­sa­tion du bud­get mi­li­taire, re­le­vé après les at­ten­tats de 2015, à l’heure où la France est en­ga­gée tous azi­muts contre le ter­ro­risme, du Sa­hel (opé­ra­tion Bar­khane) au MoyenO­rient (Cham­mal) en pas­sant par le ter­ri­toire national (Sen­ti­nelle). Le gé­né­ral, dis­cret et pon­dé­ré, est sor­ti du bois à in­ter­valles ré­gu­liers dans des tri­bunes ou des en­tre­tiens à la presse, dé­cla­rant que « l’ar­mée était au ta­quet », « ser­rait les dents », et « ne pou­vait plus faire mieux avec moins ». Sa der­nière tri­bune au

ven­dre­di, ap­pe­lait en­core à « pré­ser­ver l’in­dis­pen­sable co­hé­rence entre les me­naces, les mis­sions et les moyens ». Et c’est dans un lan­gage beaucoup plus fleu­ri que Pierre Le Jo­lis de Villiers de Sain­ti­gnon, frère du po­li­ti­cien Phi­lippe de Villiers, s’était ex­pri­mé quelques jours avant de­vant la com­mis­sion de la Dé­fense à l’as­sem­blée, à huis clos, en as­su­rant qu’il n’al­lait pas se « lais­ser bai­ser » et que la si­tua­tion de l’ar­mée n’était « pas te­nable ».

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