Du gou­dron sur le stade : le Vé­lo­drome re­trouve ses cy­clistes

La Montagne (Brive) - - Annonces classées -

Pour que le stade Vé­lo­drome re­vive sa pré­his­toire, il a fal­lu une tech­no­lo­gique ul­tra­mo­derne : tra­cer en trois jours deux routes gou­dron­nées sur la pe­louse des foot­bal­leurs de L’OM pour ac­cueillir cet après-mi­di les cy­clistes du contre-la-montre du Tour de France.

Il y a dé­jà eu des rou­leaux com­pres­seurs au Vé­lo­drome, mais c’était plu­tôt Ba­sile Bo­li et Car­los Mo­zer, les lé­gen­daires dé­fen­seurs de l’olym­pique de Mar­seille. A par­tir de jeu­di soir, la sur­fa­ceuse s’est mise en branle pour or­ga­ni­ser la fin de la très at­ten­due avant­der­nière étape du Tour, « un sa­cré chal­lenge tech­nique et lo­gis­tique », ex­plique le di­rec­teur d’are­ma, pro­prié­taire du stade, Mar­tin d’ar­gen­lieu.

« Pour nous, or­ga­ni­sa­teurs, c’est une ré­vo­lu­tion, ajoute le di­rec­teur­ad­joint du Tour, Pierre­yves Thouault. C’est la pre­mière fois qu’on part et qu’on ar­rive dans un vé­lo­drome ». C’est aus­si « une belle fa­çon de mar­quer le coup pour fê­ter les 80 ans de l’orange Vé­lo­drome », in­siste d’ar­gen­lieu.

« Les cou­reurs vont ar­ri­ver tout d’un coup de­vant 67.000 per­sonnes, il y au­ra une am­biance de fo­lie, c’est du ja­mais vu pour eux », ajoute­t­il. Bonne-mère et cor­niche Ken­ne­dy

Mais pour or­ga­ni­ser ce show, il a fal­lu tra­vailler vite. Après le concert de Cé­line Dion, mar­di soir, les équipes du stade ont en­le­vé les chaises et com­men­cé les tra­vaux, sur les plaques lourdes, po­sées avant le ré­ci­tal de la chan­teuse ca­na­dienne.

Une toile géo­tex­tile a été dres­sée par­des­sus ce dal­lage afin de re­ce­voir la grave, soit la cou­ che de terre. « Par­des­sus on fait une vraie route en gou­dron, avec en­ro­bé à chaud et sur­fa­ceuse », pour­suit d’ar­gen­lieu, qui pré­cise que les routes coûtent « en­vi­ron 80.000 eu­ros ».

Au­de­là de la prouesse tech­nique, il fal­lait as­su­rer le rem­plis­sage du stade, qui de­vrait être plein. La Ca­pi­tale eu­ro­péenne du sport 2017 a choi­si de faire de cet évé­ne­ment, gra­tuit, une grande fête.

Res­tait à as­su­rer l’am­biance toute la jour­née dans une en­ceinte plus ha­bi­tuée à un spec­tacle de deux bonnes heures pour un match de foot.

« Le pu­blic du Tour qui a l’ha­bi­tude de ve­nir avec sa gla­cière et son pa­ra­sol, et d’at­tendre de voir pas­ser les cou­reurs vite fait, va tout voir. Ça va être fa­bu­ leux », s’en­thou­siasme d’ar­gen­lieu. Même la fa­meuse ca­ra­vane du Tour va pas­ser dans le stade, comme une che­nille de fête fo­raine.

Chaque tri­bune se­ra aux cou­leurs d’un des maillots dis­tinc­tifs, Jaune pour Jean Bouin, Vert pour Ga­nay, à Pois pour le vi­rage Sud et Blanc pour le Nord.

Quant au cir­cuit de 22 km, il vi­si­te­ra les lieux les plus cé­lèbres de Mar­seille, avec l’es­ca­lade vers la « Bonne­mère », la cor­niche Ken­ne­dy, et les hélicoptères de la té­lé fil­me­ront même les ca­lanques.

Et le soir même il fau­dra com­men­cer à tout dé­mon­ter puis re­mettre un ter­rain de foot­ball pour le match Om­os­tende en 3e tour pré­li­mi­naire de l’eu­ro­pa League, jeu­di.

ROUTE. Le Vé­lo­drome re­trouve la joie des courses cy­clistes.

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