Four­net-fayard (dos­sard n° 1) : « Je se­rai sur­veillé, c’est sûr »

La Montagne (Brive) - - Sports -

Vain­queur sor­tant, Sé­bas­tien Four­net-fayard rou­le­ra avec le dos­sard n° 1, sur le 8e Tour d’au­vergne, ce week-end. Les re­gards se­ront bra­qués sur le Cler­mon­tois de Pro Im­mo, mais il s’en ac­com­mode très bien. Et il est prêt pour un dou­blé.

Il au­ra le dos­sard n° 1 dans le dos, ce week­end. C’est la règle en cy­clisme : le pre­mier nu­mé­ro est ré­ser­vé au vain­queur de l’an­née pré­cé­dente. Un hon­neur qu’ac­cepte bien vo­lon­tiers Sé­bas­tien Four­net­fayard, le grand bon­homme du Tour d’au­vergne 2016.

« C’est une bonne chose », dit le Cler­mon­tois du Team Pro Im­mo Ni­co­las Roux (DN1), at­ta­ché à cette tra­di­tion. Et tant pis si les re­gards se­ront da­van­tage bra­qués sur lui, au­jourd’hui au dé­part de Mont­lu­çon (12 h 40). Ce­la ne tient pas qu’à son dos­sard et à son sta­tut d’an­cien vain­queur. Dans les Do­lo­mites avec la Quick Step

« Beau­coup savent que c’est une course que j’aime beau­coup et qu’elle me cor­res­pond bien, si­gnale­t­il. C’est sûr que je se­rai sur­veillé. Mais avec le par­cours qui nous at­tend, sur­tout ce di­manche, il y au­ra de quoi s’ex­pri­mer. Ce se­ra un homme fort qui ga­gne­ra. »

Pour­rait­il être ce­lui­là ? Se sent­il ca­pable de réa­li­ser le dou­blé sur l’épreuve phare du ca­len­drier au­ver­gnat ? « J’ai l’im­pres­sion d’être aus­si en forme que l’an der­nier, on ver­ra bien », ré­pond le ca­pi­taine de route de Pro Im­mo, en­core mo­ti­vé comme un ca­det à 32 ans.

« FF » re­vient d’ailleurs d’une se­maine de stage en Ita­lie, dans les Do­lo­mites. Une ha­bi­tude qu’il a prise pour pré­pa­rer les grosses échéances es­ti­vales (le Tour d’au­vergne donc et dans la fou­lée le Tour de Gua­de­loupe). Mais cette an­née, il a re­joint les Au­ver­gnats Ré­mi Ca­va­gna et Ju­lian Ala­phi­lippe, en stage d’al­ti­tude à Li­vi­gno avec leur équipe belge, Quick Step Floors.

« Ré­mi a in­sis­té pour que je m’en­traîne avec eux. C’était sym­pa de re­trou­ver un an­cien co­équi­pier et même Ju­lian que j’ai connu quand il était plus jeune. Ça m’a fait de bons en­traî­ne­ments. Par rap­port aux autres an­nées où j’étais tout seul, le fait de rou­ler en groupe m’a per­mis de faire de plus grosses moyennes. Dans les mon­tées, cha­cun grimpe à son rythme, mais dans les val­lées et le peu de plat qu’il y a, c’est un avan­tage de rou­ler grou­pé. C’était une bonne se­maine. »

Au to­tal, « 32 heures de vé­lo » et sur­tout beau­coup de dé­ni­ve­lé. « Là­bas, c’est très dur. On a mon­té des cols my­thiques : le Stel­vio (2.758 m), le Ga­via (2.621 m)… »

À cô­té, la Croix Mo­rand, point culmi­nant de ce Tour d’au­vergne, avec ses 1.401 m, pa­raît bien mo­deste. « C’est clair, ce n’est pas grand­chose en com­pa­rai­son de ce que j’ai fait en Ita­lie, mais on ver­ra si je suis au ni­veau par rap­port aux meilleurs grim­peurs de la course. Je suis quand même confiant. »

Et ce qui est éga­le­ment de na­ture à le ras­su­rer, c’est qu’il rou­le­ra à do­mi­cile, de­main sur la 2e et der­nière étape. « Je connais tout par coeur. C’est vrai­ment là où je m’en­traîne les trois­quarts de l’an­née. C’est un net avan­tage de sa­voir où on met les roues, par rap­port aux autres équipes. » Ce­la suf­fi­ra­t­il pour qu’il pro­longe son bail à Châ­tel ? Ra­phaël Ro­chette

PRO IM­MO. Sé­bas­tien Four­net-fayard de nou­veau en jaune, ce week-end sur les routes au­ver­gnates ? PHO­TO PIERRE COUBLE

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