Au­dience dé­ci­sive pour les GM & S au­jourd’hui à Poi­tiers

La Montagne (Brive) - - La Une - Ju­lie Ho Hoa

Mer­cre­di, le tri­bu­nal de com­merce de Poi­tiers a étu­dié l’unique offre de re­prise de GM & S dé­po­sée par GMD. L’ins­tance a dé­ci­dé de ne rendre sa dé­ci­sion qu’au­jourd’hui, lais­sant un dé­lai au P-DG de GMD, Alain Mar­ti­neau, pour le­ver les clauses sus­pen­sives de son offre.

Le tri­bu­nal au­rait dû sta­tuer mer­cre­di sur le sort de GM & S mais a pré­fé­ré re­por­ter sa dé­ci­sion jus­qu’à au­jourd’hui, 18 heures. En l’état, mer­cre­di, l’offre de re­prise dé­po­sée par GMD com­por­tait deux condi­tions sus­pen­sives qui res­taient à être le­vées : la confor­mi­té du bail avec la SCI des Ja­las­sières (an­cien­ne­ment SCI Stam­ping) et le fi­nan­ce­ment de l’ac­ti­vi­té jus­qu’au 31 août.

Ce qui reste flou. Con­cer­nant le bail, c’est un pro­blème qui n’en est pas un pour le con­seil des GM & S. « La so­lu­tion, c’est que la SCI et ses pro­prié­taires, Du­rand, Adolf et Co­hen, les ex­ac­tion­naires d’al­tia, ac­ceptent de si­gner un bail conforme. Ils se sont mis d’ac­cord sur le loyer, 15.000 € par mois, le seul pro­blème, c’est de sa­voir qui va prendre en charge les tra­vaux de gros oeuvre », dé­taille Me Bo­rie. Là­des­sus, la SCI n’a pas vrai­ment le luxe de faire l’au­truche. Si la re­prise est ac­tée, elle tou­che­ra 15.000 € de loyer par mois, si elle ne se fait pas parce que la clause sus­pen­sive n’est pas le­vée, « elle se­ra pro­prié­taire d’une friche in­dus­trielle pour la­quelle elle de­vra payer un im­pôt fon­cier sans pou­voir trou­ver de lo­ca­taire et n’au­ra qu’à dé­po­ser le bi­lan compte te­nu de ses dettes »… Il est clair que pour Jean­louis Bo­rie, si au­cun ac­cord n’est trou­vé et que GMD ne lève pas cette condi­tion sus­pen­sive, « c’est vrai­ment qu’il y a une vo­lon­té de ne pas faire ».

Pour ce qui est des sa­laires jus­qu’à fin août, l’etat s’est par contre bien en­ga­

gé par écrit mer­cre­di à les as­su­rer, « quelles que soient l’is­sue des dis­cus­sions et la dé­ci­sion du tri­bu­nal ». Les autres condi­tions à

éclair­cir. Par­mi les condi­tions à la re­prise de GMD, il y a aus­si celle de l’in­ves­tis­se­ment. Alain Mar­ti­neau de­man­dait que 15M€ soient in­ves­tis dans la mo­der­ni­sa­tion du site. Re­nault et PSA se sont en­ga­gés à contri­buer à hau­ teur de 5M€ pour le pre­mier et de 4M€ pour le se­cond, l’etat pour 5M€, res­tait un mil­lion sans contri­bu­teur à l’heure de l’au­dience. Pour­tant, mer­cre­di après­mi­di, le mi­nistre de l’eco­no­mie en dé­pla­ce­ment à La Sou­ter­raine af­fir­mait que les 15M€ étaient sur la table de­puis la veille. « Pa­role de mi­nistre, il n’y a rien d’écrit pour l’ins­tant, Alain Mar­ti­neau a dit en co­mi­té de groupe qu’il n’a tou­jours pas les ga­ran­ties de fi­nan­ce­ment », sou­ligne maître Bo­rie, avo­cat des GM & S.

GMD at­ten­dait éga­le­ment une ga­ran­tie de com­mandes sur plu­sieurs an­nées de la part de PSA et Re­nault. Bru­no Le Maire an­non­çait mer­cre­di aux sa­la­riés des « en­ga­ge­ments for­mels de com­mandes à hau­teur de 22M€ sur les cinq pro­chaines an­nées ». Sont­ils là en­core, ac­tés par écrit à l’heure d’au­jourd’hui ?

Les par­ties pre­nantes ont jus­qu’à 14 heures au­jourd’hui pour four­nir au tri­bu­nal les élé­ments com­plé­men­taires afin qu’une dé­ci­sion soit en­fin prise.

PHO­TO D’AR­CHIVES : MA­THIEU TIJERAS

DÉ­CI­SIF. Pro­lon­ga­tion de l’ac­ti­vi­té jus­qu’à un nou­vel exa­men de l’offre, re­prise ou li­qui­da­tion sèche, le tra­vail ou le chô­mage, tout se joue au­jourd’hui pour les sa­la­riés de GM & S.

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