La scène Brive Fes­ti­val confirme Bi­lan Cette qua­tor­zième édition au­ra, se­lon les pre­mières es­ti­ma­tions, ras­sem­blé plus de 30.000 fes­ti­va­liers sur les cinq jours de concerts. Au­tant que l’an der­nier. Si les ef­forts pour amé­lio­rer l’ac­cueil du pu­blic n’au­ro

La Montagne (Brive) - - Estivités - Ca­ro­line Gi­rard brive@cen­tre­france.com

Il au­ra ter­mi­né sa tour­née fran­çaise là, sur la scène de Brive Fes­ti­val. Comme pour pro­lon­ger un voyage dont l’ar­ri­vée n’est pas sou­hai­tée, M et La­mo­ma­li ont gra­pillé quelques mi­nutes de vol sup­plé­men­taires pour don­ner aux 7.200 fes­ti­va­liers réunis di­manche une sa­veur par­ti­cu­lière à cette qua­trième soirée de concerts. Un boeuf im­pro­vi­sé avec sa troupe, en­tou­rée de celle de l’ar­tiste Ca­mille, sur scène quelques mi­nutes au­pa­ra­vant.

Sans doute l’un des mo­ments les plus mar­quants de cette 14e édition. Un « pure kiff », des mots de Sté­phane Ca­na­rias, di­rec­teur du fes­ti­val. Pas peu fier d’avoir of­fert cette tranche de bon­heur au pu­blic, il peut aus­si se tar­guer d’avoir vu, avec une cin­quan­taine de pri­vi­lé­giés, l’un des as de la fa­mille Che­did jouer quelques notes en­core en cou­lisses. « En 14 ans, c’est l’un des plus beaux mo­ments que l’on ait pu vivre. Tout le monde a pris son pied, et notre tra­vail de proxi­mi­té entre les ar­tistes, les équipes et le pu­blic prend tout son sens dans ces mo­ments­là ».

Amé­lio­rer la capacité d’ac­cueil des grands noms

Cette an­née, l’en­jeu était d’au­tant plus grand de­puis la créa­tion de Fes­ti­val Pro­duc­tions (*) et le chan­ge­ment de cap de l’an­cien Brive plage.

S’il res­tait en­core une soirée à pas­ser, hier, Sté­phane Ca­na­rias ne ca­chait pas sa sa­tis­fac­tion face aux pre­mières es­ti­ma­tions de fré­quen­ta­tion. « Nous au­rons ac­cueilli près de 33.000 per­sonnes sur les cinq jours de concerts, comme l’an der­nier. C’est une preuve de sta­bi­li­té, se sa­tis­fait le di­rec­teur. Il y a quelques an­nées, le fes­ti­val était en­core un bé­bé, au­jourd’hui, di­sons qu’on est au stade de l’ado­les­cence… ». Et qui dit ado­les­cent, dit pro­messes de bou­tons ré­cal­ci­trants et de crises de nerfs.

La plus grosse, cette an­née, sans doute l’énorme couac tech­nique avant le concert de M. Po­ko­ra, qui au­ra re­tar­dé son ar­ri­vée sur scène de cin­quante mi­nutes et va­lut quelques sueurs froides aux équipes. « On ap­prend de nos er­reurs. C’était un vrai pa­ri d’ac­cueillir la tour­née de Matt, en terme d’ins­tal­la­tion tech­nique. L’an pro­chain, le gros de nos ef­forts se di­ri­ge­ra là des­sus ; sur l’amé­lio­ra­tion de la scène, de notre capacité à ac­cueillir de gros noms ».

Un fes­ti­val « pas en­core ma­ture », mal­gré des ef­forts fait d’an­née en an­née pour cor­ri­ger les er­reurs pré­cé­dentes. « En 2016, il y avait des files d’at­tente in­ter­mi­nables aux bars et ce­la avait po­sé de gros pro­blèmes. Cette an­née, tout est pas­sé comme une lettre à la Poste et le sys­tème Ca­sh­less a bien fonc­tion­né ».

Cô­té pro­gram­ma­tion, trois soirs ont af­fi­ché com­plet. Plus de 7.000 gaillards sur la plage… Mais près de deux fois moins hier soir. « La pro­gram­ma­tion était peut­être trop jeune pu­blic, jus­ti­fie Sté­phane Ca­na­rias. Là aus­si, il y au­ra des ef­forts à four­nir l’an pro­chain. Il faut ti­ rer des en­sei­gne­ments ». Et cer­tains ar­tistes ne se gênent pas pour glis­ser quelques conseils en cou­lisses. « Ju­lien (Do­ré,

ndlr), nous a dit de ne pas gran­dir trop vite… ». ■ (*) Le fes­ti­val est dé­sor­mais por­té par Vi­ven­di et le groupe Centre France. SUR SCÈNE. Avant l’ar­ri­vée de Môme et Ofen­bach, Black M a fait dan­ser les 4.000 fes­ti­va­liers pré­sents pour cette cin­quième et der­nière soirée de concerts.

PHO­TO PAS­CAL PERROUIN

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