Re­cord en vue pour Ecaus­sys­teme

La Montagne (Brive) - - La Une - Caroline Gi­rard brive@cen­tre­france.com (*) Matthieu Che­did.

MU­SIQUE. Avant son ou­ver­ture de­main soir, le fes­ti­val de Gi­gnac (Lot), près de Brive, joue deux de ses trois soi­rées à gui­chets fer­més, une pre­mière en quinze ans.

MA­NU CHAO. Ce­lui qui avait mar­qué l’édi­tion 2015 est de re­tour sa­me­di sur la prai­rie du Tou­ron. Le funk elec­tro de De­luxe ouvre le bal de­main.

Leur aven­ture a com­men­cé dans les rues d’aix-en-pro­vence, en concerts im­pro­vi­sés. Au­jourd’hui, le groupe fait le tour des fes­ti­vals.

C’est l’heure du dé­jeu­ner. Entre deux bou­chées, Ki­lo dé­croche le té­lé­phone et se prête au jeu du ques­tion­ré­ponse. Parce qu’il est « peut­être le plus à l’aise », et sur­tout « parce qu’il aime ça », le bat­teur du groupe fait une pause dans un em­ploi du temps bien char­gé, à quelques jours de leur ve­nue sur la plaine du Tou­ron. Plu­sieurs heures au­pa­ra­vant, c’est en Bre­tagne, pour les Vieilles Char­rues, que la joyeuse troupe à mous­tache fai­sait swin­guer son élec­tro. Car pen­dant trois mois, le groupe De­luxe sillon­ne­ra les routes de France à bord de son bus pour une sé­rie de concerts et de fes­ti­vals, qui les condui­ra à Ecaus­sys­tème ven­dre­di. Au bon en­droit, au bon mo­ment

Pour re­mon­ter dans les sou­ve­nirs, il au­ra fal­lu l’aide de ses cinq com­pa­gnons de scène, qu’il in­ter­pelle à dis­tance : « C’était il y a com­bien de temps Gi­gnac, trois ans ? ». Tout pile. En 2014, ils fai­saient dé­jà par­ti de la pro­gram­ma­tion du fes­ti­val lo­tois. Une re­pré­sen­ta­tion par­mi tant d’autres… Ou presque. C’est ici qu’ils au­ront fait une de ces ren­contres mar­quantes qui font prendre aux ar­tistes des vi­rages im­pré­vus, mais bien né­go­ciés : « M (*) était ve­nu nous voir jouer ce soir­là, il a bien ai­mé ce qu’on fai­sait ». Ré­sul­tat, deux titres sur leur al­bum Sta­che­light et des re­trou­vailles sur scène pour des boeufs im­pro­vi­sés.. quand leurs che­mins se croisent en tour­née.

Pour les six mu­si­ciens, ce sont plu­sieurs se­maines in­tenses qui dé­filent : « On vit à 16 dans un bus, avec un autre ca­mion pour tout le ma­tos, re­prend Ki­lo. C’est pri­mor­dial de bien s’en­tendre, on est un peu comme une grande fa­mille. On fait énor­mé­ment de dates mais on adore ça. Il faut un bon es­prit d’équipe, et le pu­blic nous donne tel­le­ment sur scène qu’on a juste à le ré­cu­pé­rer et tout don­ ner ». De la mous­tache porte bon­heur plus qu’at­trape­coeur, jus­qu’aux perles et bro­de­ries qui ornent leurs cos­tumes, Li­li­boy (la voix et la seule touche fé­mi­nine du groupe) et ses com­pères peau­finent chaque soir un concert qu’ils dé­fi­nissent comme « un vrai spec­tacle. On ima­gine et co­réa­lise la scé­no­gra­phie, les cos­tumes, la lu­mière. On laisse beau­coup de place à l’im­pro­vi­sa­tion pour que chaque re­pré­sen­ta­tion soit dif­fé­rente ».

Sur des scènes in­ter­na­tio­nales, de­vant 60.000 per­sonnes un soir ou 5.000 le len­de­main, ils s’at­tachent à faire vi­brer toutes les oreilles de la même ma­nière. « Peu im­porte où l’on soit, on a tou­jours le même leit­mo­tiv : kif­fer ».

PHOTO D’ARCHIVES ÉLISE BAÏERA

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« Nous tra­vaillons main dans la main avec les tech­ni­ciens et les cos­tu­miers sur cet uni­vers que nous vou­lons par­ta­ger ». EN SCÈNE

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