Une de­mi bonne nou­velle pour l’un, in­sa­tis­fai­sante pour d’autres

La Montagne (Brive) - - Le Fait Du Jour -

Les po­li­tiques creu­sois ont ré­agi à la dé­ci­sion du tribunal de com­merce de Poi­tiers.

Jean-bap­tiste Mo­reau (dé­pu­té

de la Creuse, LREM). « La bonne nou­velle, c’est qu’au­jourd’hui, il y a une offre écrite de GMD avec toutes les condi­tions sus­pen­sives le­vées. Le tribunal laisse le temps au co­mi­té d’en­tre­prise de se pro­non­cer sur l’offre de GMD. La mau­vaise nou­velle évi­dem­ment, c’est de n’avoir que 120 per­sonnes re­prises sur 277 mais comme je l’ai tou­jours dé­fen­du, je pré­fère 120 à zé­ro, avec une pos­si­bi­li­té de dé­ve­lop­pe­ment et dans un an, de se re­ trou­ver à 150 ou 160. Ça peut peut­être bou­ger un peu, il va y avoir des dis­cus­sions, mais di­sons que le pire a été évi­té. Dans ce dos­sier, l’état a fait des choses bien au­de­là de son do­maine de com­pé­tence sur les pres­sions faites aux construc­teurs, sur les 5 M€ d’in­ves­tis­se­ment… Évi­dem­ment qu’il sou­haite plus de re­prise mais comme moi, il sou­haite aus­si la pé­ren­ni­té du site. »

Lau­rence Pache (dé­lé­guée dé­par­te­men­tale de la France in­sou­mise). « Le pro­blème reste en­tier : tant que les construc­teurs ne donnent pas da­van­tage de com­mandes, on se­ra sur une re­prise à 120 sa­la­riés qui n’est pas pé­renne pour le site et avec une casse so­ciale consi­dé­rable. Il y a un jeu de dupes de la part du gou­ver­ne­ment qui est de pous­ser cette offre en fai­sant croire à tout le monde que 120, c’est très bien et qu’on de­vrait dé­jà être bien content. Si j’étais la ma­jo­ri­té, j’exi­ge­rais de Re­nault et PSA qu’ils aug­mentent leur vo­lume, c’est le noeud de tout de­puis le dé­but, on le sait de­puis 9 mois. »

Étienne Le­jeune (pré­sident de la Com-com Monts et val­lées ouest Creuse). « Re­pous­ser à sep­tem­ bre, ça per­met de ne pas tran­cher dans le mi­lieu de l’été en ca­ti­mi­ni. Mais je note que les sa­la­riés de­man­daient de­puis le dé­but que la pé­riode d’ob­ser­va­tion coure jus­qu’à sep­tembre mais on leur a dit qu’il fal­lait que ça aille vite ! Si de­puis le dé­but on avait fixé cette date, on au­rait pu tra­vailler se­rei­ne­ment. On est dans la pré­ci­pi­ta­tion à chaque fois, c’est tou­jours la réunion de la der­nière chance et puis le tribunal re­pousse. Les sa­la­riés en ont marre, ça va bien­tôt faire un an qu’ils sont sur le pont, ça com­mence à être très pe­sant pour eux, leurs proches et le ter­ri­toire. »

Lau­rence Pache confirme : « L’at­mo­sphère était lourde », de­vant le tribunal hier.

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