LA NO­MI­NA­TION DE MI­CHEL MER­CIER AU CONSEIL CONSTI­TU­TION­NEL VA­LI­DÉE SUR UN FOND DE PO­LÉ­MIQUE

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

REM­PLA­CE­MENT. Garde des Sceaux. La com­mis­sion des lois du Sé­nat a va­li­dé, hier, la no­mi­na­tion au Conseil consti­tu­tion­nel de l’an­cien garde des Sceaux cen­triste Mi­chel Mer­cier, 70 ans, qui s’est jus­ti­fié après avoir été épin­glé par

pour avoir em­ployé sa fille comme as­sis­tante par­le­men­taire dans des condi­tions étranges. Sur 29 suf­frages ex­pri­més, Mi­chel Mer­cier, jus­qu’à pré­sent lui­même membre de cette com­mis­sion, a re­cueilli 22 voix pour et 7 contre. Il rem­pla­ce­ra au Con­ seil consti­tu­tion­nel Ni­cole Bel­lou­bet, de­ve­nue mi­nistre de la Jus­tice. Le sé­na­teur du Rhône s’est d’em­blée ex­pli­qué de­vant ses pairs au su­jet des ré­vé­la­tions du « C’est tout à fait exact que j’ai em­ployé une de mes filles d’août 2012 à avril 2014 parce qu’à l’époque, je me­nais des dos­siers d’ordre cultu­rel très dif­fi­ciles » et qu’elle avait toutes les com­pé­tences, a­t­il dit en pré­sen­tant sa can­di­da­ture. « Elle était do­mi­ci­liée à l’époque en France », a­t­il ajou­té, en pré­ci­sant avoir vé­ri­fié ce fait sur le contrat de tra­vail, et que sa fille avait été em­bau­chée à temps par­tiel. Se­lon qui cite les do­cu­ments d’em­bauche de Del­phine Mer­cier, celle­ci ha­bi­tait alors Londres, alors que son lieu de tra­vail était Pa­ris. « En avril 2014, nous avons es­ti­mé en­semble que son tra­vail était ache­vé et nous avons rom­pu le contrat de tra­vail », a pour­sui­vi l’an­cien mi­nistre. Il a an­non­cé par ailleurs qu’il re­met­tra « les tra­vaux réa­li­sés par (sa) fille Del­phine au Sé­nat afin de dé­mon­trer l’ef­fec­ti­vi­té de l’em­ploi ».

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