Der­nière d’un roi, pre­mière d’un autre ?

A par­tir d’au­jourd’hui et jus­qu’au 13 août, avec Bolt et La­ville­nie

La Montagne (Brive) - - Sports - Jean-phi­lippe Béal

Les championnats du monde d’ath­lé­tisme dé­butent au­jourd’hui à Londres. Une fête pla­né­taire ap­pe­lée à être mar­quée par les der­nières fou­lées du Ja­maï­cain aux 11 titres, Usain Bolt, alors que Re­naud La­ville­nie, l’un des lea­ders fran­çais, ten­te­ra un nou­vel es­sai pour le seul qui lui manque.

En 10 jours pleins, la planète de l’ath­lé­tisme s’ap­prête, à son tour, à par­tir de de­main, à concen­trer les feux des pro­jec­teurs de l’uni­vers spor­tif.

Et sans doute en­core plus que lors des der­nières bien­nales du genre : le mé­rite en re­ve­nant à Usain Bolt, seul ath­lète à même de pou­voir ri­va­li­ser mé­dia­ti­que­ment, pour quelques jours en­core avec un Ney­mar, maillot jaune du bal­lon rond. Car ce n’est en ef­fet pas tous les jours qu’un « Roi So­leil » quitte une scène qu’il a ré­gu­liè­re­ment frap­pée de sa foudre.

Pour au­tant, il n’y au­ra pas que les der­nières lignes droites du Ja­maï­cain à sur­veiller. Ce sport re­gorge en ef­fet de ta­lents, qui plus est ap­pe­lés à s’ex­pri­mer, dans l’un de ses plus beaux écrins, le stade olym­pique de Londres.

Le genre de théâtre qui ne peut qu’ame­ner Re­naud La­ville­nie, autre ath­lète phare du pla­teau pla­ né­taire, même s’il n’en a éclai­ré le sau­toir qu’avec cer­taines in­ter­mit­tences, cette sai­son, à se sou­ve­nir des belles choses.

En l’oc­cur­rence, son ac­cès aux titres de sei­gneur des an­neaux en 2012, alors que l’or mon­dial s’est jusque­là tou­jours re­fu­sé à lui en 5 ten­ta­tives, mar­quées ce­pen­dant du sceau de 5 mé­dailles. En ajou­ter une sixième se­ra le pre­mier ob­jec­tif du re­cord­man du monde, le plus beau mé­tal res­tant ac­ces­sible. Parce que la perche, parce que Re­naud.

Le Cler­mon­tois re­trou­ve­ra à ses cô­tés son frère Va­len­tin mais aus­si Ke­vin Me­nal­do et Axel Cha­pelle. Soit une jo­lie bande des quatre au sein d’une dé­lé­ga­tion fran­çaise riche de 54 re­pré­sen­tants (re­lais com­pris) et qui, outre le plus âgé des La­ville­nie, s’ap­puie­ra éga­le­ment sur Ch­ris­tophe Le­maitre (200 m), Ke­vin Mayer (dé­cath­lon), Ma­hie­dine Me­khis­si (3.000 m steeple) et Mé­li­na Ro­bert­mi­chon (disque), aux­quels leurs ta­lents, ré­sul­tats et po­ten­tiel as­signent le rôle de lea­ders. Même s’ils ont par­fois éprou­vé quelques dif­fi­cul­tés à bou­cler sans le moindre ac­croc, leur pré­pa­ra­tion à l’évé­ne­ment.

Les deux La­ville­nie et Da­rien

À leurs cô­tés, ils se­ront plu­sieurs Bleus à es­pé­rer briller de­vant un pu­blic an­glais qui at­tend avec en­vie la der­nière sor­tie de son icône Mo Fa­rah, au même titre que celles de Wayde Van Nie­kerk (200 m, 400 m), Sam Ken­dricks (perche), Elaine Thom­son (100 m), Dafne Schip­pers (200 m), San­dra Per­ko­vic (disque), Cas­ter Se­me­nya (800 m)… Et par­mi ces Fran­çais, autre so­cié­taire du Cler­mont Ath­lé­tisme Au­vergne, Gar­field Da­rien, hurd­ler à qui ses chro­nos de sai­son ont au­to­ri­sé à fi­ler se mettre à l’heure an­glaise…

ADIEUX. Le Ja­maï­cain Usain Bolt (ici à Pé­kin après son titre sur 200 m de 2015) vi­vra as­su­ré­ment un ma­gni­fique tour d’hon­neur, quoi qu’il ar­rive sur son der­nier 100 m.

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