« On a toutes nos chances à l’eu­ro »

Jof­frey Lau­vergne et les Bleus sont en stage à Or­léans jus­qu’à de­main soir

La Montagne (Brive) - - Tulle - Ra­phaël Co­quel ra­phael.co­quel@cen­tre­france.com

Le géant (2,10 m) aux at­taches au­ver­gnates, de toutes les cam­pagnes tri­co­lores de­puis 2013, est en pleine pré­pa­ra­tion de l’eu­ro, qui dé­bute à la fin du mois en Fin­lande.

Sauf trem­ble­ment de terre, il a sa place au chaud. Jof­frey Lau­vergne se­ra bien à l’eu­ro­bas­ket, qui dé­bute à la fin du mois en Fin­lande. De toutes les cam­pagnes tri­co­lores de­puis 2013, le géant (2,10 m) aux at­taches au­ver­gnates s’y ver­rait bien en­ri­chir un palmarès en bleu dé­jà consé­quent, avec un titre conti­nen­tal (2013), une mé­daille de bronze mon­diale (2014) et son pen­dant eu­ro­péen (2015). En stage à Or­léans (Loi­ret) jus­qu’à de­main soir, on l’a at­tra­pé au vol pour évo­quer son ac­tua­li­té du mo­ment.

UN TAU­LIER… DE 25 ANS

« Bo­ris Diaw est un vrai tau­lier. Ça fait trois fois plus de temps que moi qu’il est en équipe de France ! Mais c’est vrai, que je com­mence à sa­voir ce que c’est. Je n’ai pour­tant que 25 ans. En fait, le plus dur, c’est d’y être la pre­mière fois. Quand ça se passe bien, on vous rap­ pelle (rires). Moi, j’ai eu le bon­heur d’être cham­pion d’eu­rope en 2013, dès ma pre­mière cam­pagne. Je touche du bois, ça conti­nue pour moi. »

LA PRÉ­PA­RA­TION DE L’EU­RO

« J’ai le sen­ti­ment que l’al­chi­mie va prendre. On s’en­traîne sé­rieu­se­ment, peut­être même mieux que d’ha­bi­tude, mal­gré l’ar­ri­vée de nom­breux nou­veaux cet été. On va tous dans le même sens. Il y a suf­fi­sam­ment de ta­lents pour être très com­pé­ti­tif. On a toutes nos chances. »

LES AB­SENCES DE BA­TUM ET GOBERT

« Je suis dé­çu qu’ils ne viennent pas, car l’équipe au­rait été plus forte. Je com­prends qu’il y ait des mo­ments de ta car­rière ou de ta vie où tu as be­soin de faire autre chose. Il y a une grosse part de men­tal dans le bas­ket. Le seul truc, c’est qu’il n’y a pas be­soin de faire at­tendre tout le monde pen­dant six mois pour créer une es­pèce de buzz sur le truc. Si tu n’as pas en­vie de ve­nir, tu ne viens pas. Peut­être qu’ils ne sa­vaient pas s’ils al­laient ve­nir ou pas. » SA SI­GNA­TURE AUX SPURS

« Je suis très content d’al­ler dans cette grosse fran­chise. Je vais re­trou­ver To­ny (Par­ker) avec qui je m’en­tends bien. Le coach (Gregg Po­po­vich) est quel­ qu’un de très fort, qui a tout ga­gné. Je vais aus­si re­trou­ver Da­vis Ber­tans, avec qui j’ai joué deux ans au Par­ti­zan Bel­grade. Le fait qu’il soit là c’est un plus pour moi. Les Spurs jouent à l’eu­ro­péenne, et ça me va bien. Je vais plus me re­trou­ver dans les va­leurs de San An­to­nio que dans celles des équipes NBA où je suis pas­sé. »

SON POSTE PRÉ­FÉ­RÉ

« Pi­vot ou poste 4 ? Si j’ai le choix, je pré­fère jouer au poste 4 (ai­lier fort) mais, hon­nê­te­ment, je m’en fiche un pe­tit peu. Je pense juste avoir plus d’avan­tage phy­sique à ce poste­là. »

L’IN­FLUENCE PA­TER­NELLE

« Mon père (l’ex­in­ter­na­tio­nal Sté­phane Lau­vergne) m’a beau­coup conseillé, et en­traî­né quand j’étais plus jeune. Il a beau­coup à faire dans ma réus­site. Je n’es­saye pas spé­cia­le­ment de lui res­sem­bler, mais il faut croire que j’ai hé­ri­té de cer­tains de ses gênes, comme sa fran­chise. Ça tient à l’édu­ca­tion qu’il m’a don­née. »

PHO­TO PAS­CAL PROUST

ÉTATS DE SER­VICE. Jof­frey Lau­vergne compte 74 sé­lec­tions en équipe de France.

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