Des don­neurs très re­cher­chés en été

La Montagne (Brive) - - Brive -

Jeu­di 3 août, comme tous les pre­miers jeu­dis du mois, l’éta­blis­se­ment Fran­çais du Sang de Brive ou­vrait ses portes, en plus des jours d’ou­ver­ture ha­bi­tuels.

Hu­go La­ri­don brive@cen­tre­france.com

C’est une ini­tia­tive mise en place de­puis le dé­but de l’an­née, l’éta­blis­se­ment Fran­çais du Sang de Brive a ajou­té un jour de col­lecte sup­plé­men­taire, les pre­miers jeu­dis de chaque mois. Entre rap­pels pour ceux qui donnent dé­jà et af­fiches dans la ville, le centre de don du sang veut mo­bi­li­ser les Bri­vistes. La Corrèze, bonne élève

« En ce mo­ment, on a beau­coup d’ap­pels, il nous faut beau­coup de poches, ex­plique An­nick Per­rier, char­gée des re­la­tions don­neurs au centre. Sur le Li­mou­sin, il faut 700 dons par jour, sur la France, c’est 10.000. La vraie dif­fi­cul­té, c’est d’avoir des dons en conti­nu, parce que les ma­la­dies, elles, ne prennent pas de va­cances ». Après le don, les glo­bules rouges ont une du­ rée de vie de 42 jours.

Ce jeu­di, une pe­tite file de don­neurs fait la queue dans le centre. « Les col­lectes fonc­tionnent bien ici, on est au même ni­ veau que l’an­née der­nière, se fé­li­cite An­nick Per­rier. On fait éga­le­ment une col­lecte par jour dans les com­munes alen­tours ».

Par­mi les don­neurs pré­ sents, quelques nou­veaux, dont Ké­vin Cour­tines, pas spé­cia­le­ment im­pres­sion­né au mo­ment de la pi­qûre. « Je viens d’avoir 18 ans, j’at­ten­dais d’être ma­ jeur pour pou­voir le faire, ra­conte le jeune homme. Pour moi c’est nor­mal et utile de don­ner. Je le fe­rai au­tant de fois que j’en au­rais l’oc­ca­sion ». Pour les hommes, il est pos­sible de don­ner son sang six fois par ans, quatre fois pour les femmes.

Don­ner dès qu’il le peut, c’est ce que fait Jean­pierre Chau­meil. « Il y deux ans, je me suis dit qu’un jour je pour­rais en avoir be­soin, de­puis je donne tous les deux mois », ra­conte­t­il. De son cô­té, Hou­ria Me­shoub est moins ré­gu­lière, mais le fait au­tant que pos­sible. « Par­fois j’ou­blie, sou­rit la jeune femme. Mais dès que j’y pense, j’y vais. Là, c’est l’af­fiche dans le centre­ville qui m’y a fait pen­ser. J’ai aus­si ame­né une co­pine, mais elle n’a pas pu don­ner ».

Ce jour­là, en­vi­ron 80 per­sonnes ont vou­lu don­ner leur sang, mais toutes n’en ont pas eu la pos­si­bi­li­té. En ef­fet pour don­ner, il faut rem­plir un cer­tain nombre de cri­tères, ce qui com­plique la tâche de L’EFS. Par­ti­cu­liè­re­ment en été, où les per­sonnes en va­cances n’ont pas le ré­flexe de se dé­pla­cer.

BE­SOINS. L’EFS en­cou­rage les dons cet été, sur­tout avec le pont du 15 août. PHO­TO ELISE BAËRA

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