Goldman par Di­dier Var­rod

France 3 pour­suit sa col­lec­tionde por­traits con sa­crés aux ar­tistes de la chan­son fran­çaise.

La Montagne (Brive) - - Actu Télé - Sté­pha­nie Raïo « Jean-jacques Goldman, de l’in­té­rieur » à 20 h 55 sur France 3

Après Bras­sens, Gains­bourg ou Vé­ro­nique Sans on, di­dier var­rod livre un nou­veau por­trait d’ ar­tiste :« Jean- jacques Goldman, de l’ in­té­rieur ».

Leur pre­mière ren­contre re­monte à 1982. Di­dier Var­rod in­ter­viewe Goldman à la sor­tie de « Quand la mu­sique est bonne ». « Après deux ou trois ques­tions, ce qui m’ a sai­si, c’ est son in­tel­li­gence, sa lu­ci­di­té par rap­port à son mé­tier, son ex­trê­me­sen­si­bi­li­té et cette fa­çon de ré­pondre presque po­li­ti­que­ment in­cor­recte pour un ar­tiste au­teur-com­po­si­teur et in­ter­prète, se sou­vient-il. Quand on lui de­mande :“vous ai­mez les chan­sons ef­fi­caces ?”, il ré­pond : “Oui, j’aime les tubes”. Dans cette gé­né­ra­tion-là, à l’époque, ni Re­naud ni Sou­chon ne di­saient ce­la. »

Comme au­jourd’hui le chan­teur s’est ins­tal­lé à Londres pour re­trou­ver l’ ano­ny­mat, di­dier var­rod laisse la pa­role àGold man à tra­vers ses in­ter­views pas­sées et ses chan­sons. « J’ai vrai­ment vou­lu mettre au centre de ce film l’ ins­pi­ra­tion, les mots et la poé­sie de gold man, in­dique le jour­na­liste. S’at­ta­cher aux mots de“mi­no­ri­taire ”, de“pas l’in­dif­fé­rence”, de “Veiller tard”, ce­la montre quel­qu’un qui écrit très bien, qui écrit puis­sam­ment sur l’in­time et qui a un don d’ob­ser­va­tion unique. Je pense que si au­tant de gens se sont re­con­nus dans Gold man, il ya­cer tes les mé­lo­dies, la voix, etc ., mais aus­si cette fa­çon de par­ler des gens du quo­ti­dien. »

À re­voir ces in­ter­views, gold man donne l’ im­pres­sion d’avoir en­vi­sa­gé son re­tour à l’ano­ny­mat dès le dé­but de sa po­pu­la­ri­té. « C’est un peu le coeur du film de se dire, que la phase de no­to­rié­té était pour lui un pas­sage tran­si­toire, ex­plique Di­dier Var­rod. J’ai es­sayé de choi­sir des propos qui mon­traient à quel point, à la fois, on sen­tait un plai­sir ex­trême à vivre ce qu’il était en train de vivre mais, en même temps, une forme de dé­ta­che­ment par rap­port à l’idée que tout ça ne pou­vait pas du­rer. »

Jean- jacques Goldman a li­vré­son der­nier al­bu­men 2001, sui­vi d’une tour­née. « Ce qui est fort chez Goldman, c’est qu’il n’a ja­mais fait d’adieux. La fin est ou­verte », conclut le jour­na­liste.

FRANCE 3. « La phase de no­to­rié­té était pour Goldman un pas­sage tran­si­toire », ex­plique Di­dier Var­rod.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.