On a joué avec un cham­pion du monde

Le tour­noi de pé­tanque d’ob­jat qui se pour­suit jus­qu’à di­manche soir

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - En­zo Ni­cloux brive@cen­tre­france.com

Res­tez dans le jour­na­lisme, c’est mieux pour vous. (Clau­dy Wei­bel)

Sport in­con­tes­té de l’été, la pé­tanque est pra­ti­quée par­tout en France. Hier, nous avons joué avec un cham­pion du monde dans le cadre des trois jours de pé­tanque d’ob­jat. Une ex­pé­rience in­ou­bliable.

Nous avons tous dé­jà pas­sé des après­mi­di en­tières à je­ter les boules plus ou moins cor­rec­te­ment. Loi­sir in­con­di­tion­nel de l’été, la pé­tanque et son es­prit cha­leu­reux res­tent, an­née après an­née, le sport de belles jour­nées en­so­leillées.

Hier, dans le cadre du tour­noi na­tio­nal d’ob­jat (à lire aus­si en pages sport), nous avons par­ta­gé le ter­rain avec une pluie de cé­lé­bri­tés du co­chon­net. Cham­pions du monde, joueur du siècle.. tous étaient pré­sents et ce fut dur. Très dur.

Ar­ri­vés aux alen­tours de 14 heures avec mon col­lègue Jean­fran­çois, nous nous som­ mes im­mé­dia­te­ment ren­du compte que la par­tie ne se­rait pas ai­sée. Des joueurs pros aux quatre coins du ter­rain et un ni­veau qui semble, tout de suite, bien su­pé­rieur au nôtre.

Fai­sant équipe avec Clau­dy Wei­bel, cham­pion du monde 2015 en tête à tête, la pres­sion re­des­cend un peu. Ce Belge bon vi­vant nous met tout de suite à l’aise en nous pré­ci­sant « qu’on est là pour s’amu­ser ». Je me ras­sure et lui ré­ponds alors que de toute ma­nière, la ré­dac­tion du jour­nal ne lui pas en­voyé deux foudres de guerre. Le ton est don­né.

15 h 15. Nous en­trons en­fin sur le ter­rain, de­vant deux tri­bunes qua­si pleines. Nous sommes la pre­mière équipe à jouer dans ce tour­noi dit des Gent­le­men. La pres­sion re­monte lé­gè­re­ment, d’au­tant que nous de­ vons af­fron­ter l’équipe de Bru­no Le Bour­si­caud, cinq fois cham­pion du monde. Mais peu im­porte, nous y sommes.

Jean­fran­çois jette alors la pre­mière boule, la com­pé­ti­tion est of­fi­ciel­le­ment lan­cée. Plus la par­tie se dé­roule, plus nous nous ren­dons compte que nous sommes nuls, ou du moins pas bien bons. Poin­ter ou ti­rer ? Au fi­nal, une pre­mière dé­faite 13 à 7 qui nous laisse en­tre­voir que très peu d’es­poir pour la suite de la com­pé­ti­tion. Clau­dy Wei­bel nous ras­sure un peu en sup­po­sant que c’est lui qui « n’était pas au ni­veau », mais dans nos têtes, tout est clair.

Deuxième ren­contre, nous af­fron­tons alors Phi­lippe Quin­tais, douze fois cham­pions du monde… rien ne va plus. Mal­gré le ni­veau sur­hu­main du bon­homme, nous nous en sor­tons avec une courte dé­faite 7 à 4 qui nous laisse quelques re­grets en rai­son d’une par­tie écour­tée par l’ar­bitre au bout d’une de­mie­heure de jeu. C’est la règle !

Après un troi­sième re­vers consé­cu­tif (sur le score de 7 à 5), la com­pé­ti­tion se ter­mine. Clau­dy Wei­bel, en bon par­te­naire, nous af­firme qu’il s’est ré­ga­lé à nos cô­tés. Nous le re­mer­cions pour sa gen­tillesse et son ac­ces­si­bi­li­té au­tour d’un ra­fraî­chis­se­ment. Au mo­ment de se quit­ter, le cham­pion du monde a cette douce phrase qui res­te­ra dans nos mé­moires : « Res­tez dans le jour­na­lisme », ac­com­pa­gnée d’une bonne ri­go­lade. Le mes­sage est pas­sé, même si l’an­née pro­chaine, pro­mis, nous ten­te­rons de ra­me­ner la coupe à la mai­son. ■

PHOTO : JEAN-PAUL COHADE

AM­BIANCE. Entre ré­flexions et moqueries, la jour­née d’hier a été un vé­ri­table ré­gal. Une su­per ex­pé­rience avec Clau­dy Wei­bel.

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