Bru­no Faure veut un plan Mar­shall pour le Can­tal

Bé­né­fi­cier d’un ré­seau rou­tier mo­derne, mieux des­ser­vir la gare d’au­rillac et confor­ter la ligne aé­rienne fi­gurent par­mi les prio­ri­tés du pa­tron du Dé­par­te­ment. Bru­no Faure l’abor­de­ra avec la mi­nistre des Tran­sports, at­ten­due dans le Can­tal d’ici la fin d

La Montagne (Cantal) - - LA UNE - Pierre Ray­naud

La Na­tio­nale 122 n’est pas un piège mortel comme peut l’être la RCEA dans l’al­lier. Les élus bour­bon­nais ré­clament à cor et à cri de­puis plus de trente ans l’amé­na­ge­ment de cette trans­ver­sale en deux fois deux voies pour en­fin ti­rer un trait sur cet axe meur­trier et don­ner une nou­velle im­pul­sion à l’éco­no­mie de l’al­lier.

Dans sa confi­gu­ra­tion ac­tuelle, la RN 122 est un sé­rieux han­di­cap pour le dé­ve­lop­pe­ment du Can­tal. Ce que de­mande Bru­no Faure, le nou­vel homme fort du Dé­par­te­ment, c’est juste d’être trai­té au même ni­veau que les autres dé­par­te­ments, d’avoir les mêmes chances. Ni plus ni moins.

Bru­no Faure veut que les pou­voirs pu­blics, l’état au pre­mier chef, prennent les me­sures d’amé­na­ge­ment qui s’im­posent. « Sans des in­fra­struc­tures mo­dernes, il n’y a pas d’ou­ver­ture du dé­par­te­ment. La route, c’est in­dis­pen­sable. Plus vous rac­cour­cis­sez la du­rée du tra­jet, plus vous de­ve­nez at­trayants pour les in­ves­tis­seurs. Ce n’est pas parce que vous avez des routes que vous vous dé­ve­lop­pez, mais sans un ré­seau mo­derne, les chances de do­per l’ac­ti­vi­té sont amoin­dries », af­firme­t­il.

Aus­si­tôt élu, Bru­no Faure, de concert avec Jacques Mé­zard, le mi­nistre de la Co­hé­sion des ter­ri­toires, a adres­sé un cour­rier, co­si­gné par les deux dé­pu­tés can­ta­liens, à la mi­nistre des Tran­sports, Éli­sa­beth Borne, pour l’in­vi­ter dans le dé­par­te­ment. Et bonne nou­velle, « sa ve­nue a été confir­mée d’ici la fin de l’an­née. Son ca­bi­net cale la date. »

Le pré­sident du Conseil départemental n’y va pas par quatre che­mins. « Je vais ré­cla­mer un plan Mar­shall pour l’amé­na­ge­ment de notre ter­ri­toire à la mi­nistre des Tran­sports. Pour le der­nier contrat de plan, sur tous les cré­dits de l’état qui étaient men­tion­nés, il n’y a pas un cen­time qui a été dé­pen­sé. On ne va pas re­com­men­cer sur ce contrat de plan là. L’état peut ge­ler des cré­dits pour les routes sauf les cré­dits vi­taux pour un ter­ri­toire comme le nôtre. Si­non, on nous condamne », pré­vient Bru­no Faure qui évo­que­ra l’ave­nir d’autres axes rou­tiers avec la mi­nistre : « Lorsque vous êtes à Maurs, par exemple, il fau­drait que l’état conti­nue son amé­na­ge­ment vers Fi­geac car, là aus­si, c’est une Na­tio­nale qui se ter­mine en cul­de­sac. »

« La ligne aé­rienne est vi­tale »

Le pré­sident du Dé­par­te­ment pro­fi­te­ra de ce dé­pla­ce­ment mi­nis­té­riel pour abor­der le rail et la ligne aé­rienne Au­rillac­pa­ris.

« Il faut qu’on rouvre les dis­cus­sions avec le na­tio­nal puisque la délégation de ser­vice pu­blic pour la ligne aé­rienne s’ar­rête en 2019. Donc, dès l’an­née pro­chaine, il faut qu’on re­lance une pro­cé­dure et qu’on s’as­sure que l’état se­ra tou­jours à nos cô­tés pour prendre en charge une par­tie du dé­fi­cit. On a be­soin d’être ras­su­rés. Au­jourd’hui, cette ligne est vi­tale pour les en­tre­pre­neurs dans leurs re­la­tions avec leur clien­tèle. C’est un vé­ri­table suc­cès avec des taux de rem­plis­sage très sa­tis­fai­sants », se fé­li­cite Bru­no Faure qui at­tend des en­ga­ge­ments fermes de l’état sur les routes na­tio­nales, le rail et la ligne aé­rienne, au­tant de mo­teurs pour do­per l’ac­ti­vi­té du Can­tal.

« Plus vous rac­cour­cis­sez la du­rée du tra­jet, plus vous de­ve­nez at­trayants »

OU­VER­TURE. « Sans des in­fra­struc­tures mo­dernes, il n’y a pas d’ou­ver­ture du dé­par­te­ment », es­time Bru­no Faure.

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