Ils veulent convaincre Ni­co­las Hu­lot

Les ac­teurs po­li­tiques, éco­no­miques et as­so­cia­tifs du ter­ri­toire se sont réunis, lun­di, à Chan­teuges, en Haute-loire. Ils ont écrit à Ni­co­las Hu­lot pour plai­der la cause du sau­mon de l’al­lier.

La Montagne (Cantal) - - REGION -

Les ac­teurs lo­caux réunis au­tour du di­rec­teur du Conser­va­toire na­tio­nal du sau­mon sau­vage de Chan­teuges, Pa­trick Mar­tin, veulent pas­ser d’une lo­gique de conser­va­tion à une mise en va­leur du sau­mon, avec un dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique à la fois cultu­rel, gas­tro­no­mique – comme c’est le cas ac­tuel­le­ment pour l’ombre d’au­vergne – ou en­core spor­tif avec la ré­ou­ver­ture de la pêche.

« As­so­cier les ri­ve­rains »

« Si une es­pèce n’est dé­fen­due que par dix bio­lo­gistes, elle est morte, ex­plique Pa­trick Mar­tin. Il faut as­so­cier les ri­ve­rains et ils ne le fe­ront que si ce­la crée de la va­leur. »

Mar­tin Ar­nould, char­gé du pro­gramme rivières vi­vantes à WWF, ajoute : « L’éco­lo­gie sans l’éco­no­mie, ça ne marche pas. Les pro­blèmes éco­lo­giques sont sou­vent liés à un dé­ve­lop­pe­ment non du­rable. »

Le se­cond se­mestre 2017 est « une pé­riode fa­vo­rable avec l’amé­na­ge­ment du bar­rage de Pou­tès », si­gnale Pa­trick Mar­tin. L’oc­ca­sion de fran­chir une nou­velle étape dont les ob­jec­tifs sont bien dé­fi­nis : « Nous vou­lons ale­vi­ner en amont, en mai 2018. » Et tous veulent voir le nombre de sau­mons comp­ta­bi­li­sés sur une an­née pas­ser d’une moyenne de 750 in­di­vi­dus à 3.000, à moyen terme. Un nombre tout à fait « at­tei­gnable » et qui per­met­trait un dé­ve­lop­pe­ment de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique.

Une nou­velle étape a été fran­chie lun­di à Chan­teuges lorsque trois dé­pu­tés du ter­ri­toire (*) ont si­gné une lettre, envoyée au mi­nistre de la Tran­si­tion éco­lo­gique et so­li­daire, Ni­co­las Hu­lot. L’idée, à terme, est d’y as­so­cier l’en­semble des dé­par­te­ments concer­nés comme l’al­lier et la Lo­zère. Dans ce cour­rier, il est pré­ci­sé que la conser­va­tion du sau­mon a sup­plan­té l’as­pect de déve­ lop­pe­ment éco­no­mique, pour­tant es­sen­tiel pour que l’es­pèce ne dis­pa­raisse pas et de­vienne même une res­source.

Plan stra­té­gique

Con­crè­te­ment, ce qui est de­man­dé, c’est une mise à jour du plan stra­té­gique de conser­va­tion et de dé­ve­lop­pe­ment du sau­mon de Loire­al­lier en y in­té­grant des ob­jec­tifs liés à son dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique du­rable. Mais aus­si, d’in­clure dans le co­mi­té de pi­lo­tage de nou­veaux ac­teurs tels que les membres d’as­so­cia­tions ou D’ONG, qui sou­haitent conduire ce dé­ve­lop­pe­ment.

« Les ter­ri­toires sont de­man­deurs d’ac­ti­vi­té éco­no­mique. Et nous sa­vons comment dé­ve­lop­per cette res­source », ajoute Nor­bert La­ri­nier, co­or­don­na­teur de nou­veau groupe de ré­flexion sur le dé­ve­lop­pe­ment du­rable du sau­mon Loire­al­lier.

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