Amir se confie sur son nou­vel al­bum sa tour­née, ses fans

Amir, l’in­ter­prète de J’ai cher­ché et On di­rait, se­ra à Au­rillac, pour la pre­mière fois, de­main

La Montagne (Cantal) - - LA UNE - Par Ma­rie-ed­wige He­brard

Sa tour­née l’a dé­jà me­né sur le de­vant de la scène dans plus de 70 villes. De­main soir, Amir se­ra au Prisme.

Le grand pu­blic l’a dé­cou­vert sur TF1 dans l’émis­sion où les fau­teuils des coachs se re­tournent sur les plus belles voix fran­co­phones. Il l’a sui­vi à l’eu­ro­vi­sion, où il a re­pré­sen­té la France en 2016. De­puis, Amir a fait du che­min et a pris la route pour une tour­née consé­cu­tive à son al­bum « Au coeur de moi », écou­lé à près de 250.000 exem­plaires en France.

Le Amir Tour re­prend après une pe­tite in­ter­rup­tion, mais c’est un vé­ri­table Tour de France que vous avez dé­jà ef­fec­tué… Qu’est-ce que vous avez fait ces der­nières

se­maines ? Oui, c’est un peu notre Tour de France, c’est vrai… Sur­tout qu’avec mon équipe on fait beau­coup de sport, et en par­ti­cu­lier du vé­lo, donc ça y res­semble, vrai­ment. Mais ces der­nières se­maines, j’ai aus­si fait beau­coup de pro­mo. Mon nou­vel al­bum sort bien­tôt alors je suis al­lé en par­ler à la ra­dio, à la té­lé. Ça nous a fait un pe­tit break, pour moi et mon équipe. On avait dé­jà fait plus de 70 dates, et même si on ne le res­sen­tait pas du tout, je crois qu’on en avait be­soin…

Après 70 ren­dez-vous sur scène, vous ne res­sen­tiez pas vrai­ment le be­soin de souf­fler ? Étrangement non, pas du tout. Ce qui se pas­ se sur scène, et dans la salle, est com­plè­te­ment fou. On s’en­voie beau­coup d’amour. Ça pa­raît un peu bi­zarre, dit comme ça, non ? Mais c’est ce qui se passe… On vient sur scène pour com­mu­ni­quer plein de choses po­si­tives, plein d’amour. Et en face, dans la salle, ce que l’on re­çoit est un peu in­ima­gi­nable. Et ça donne une sa­crée éner­gie. On donne, mais on re­çoit beau­coup, aus­si. Et on se re­charge, chaque soir, comme ça. Notre but est ac­com­pli quand on voit nos sou­rires croi­ser ceux de notre pu­blic, quand la bonne hu­ meur part de la scène, se gonfle dans la salle et re­vient, jus­qu’à nous. Moi ça me mo­tive en­core plus… Après tout, on ne cherche rien d’autre que de don­ner du plai­sir avec la mu­sique… Et j’aime ce qui se passe dans la salle, chaque soir !

La sor­tie de votre deuxième al­bum, Ad­dic­tions, est donc im­mi­nente. Ça te­nait un peu du grand écart per­ma­nent, de pré­sen­ter un al­bum, sur scène, chaque soir, et d’en faire gran­dir un, en cou­lisse ? C’est tout à fait ça, et c’est en même temps quelque chose de magique ! C’est une ex­pé­rience ex­tra­or­di­naire et j’ai vé­cu ça comme quelque chose de très com­plé­men­taire… Cet al­bum a avan­cé dans le Tour Bus. Et c’était un peu une pro­lon­ga­tion, une sorte de suite, dans ma tête, de ce que je vi­vais, en tour­née, au mo­ment où je l’écri­vais. J’ai conscience de ma chance : c’était des condi­tions su­perbes pour le créer, pour le faire avan­cer. Et vous, quelle est votre prin­ci

pale ad­dic­tion ? La mu­sique, sans au­cun doute. Et la scène, pas loin der­rière. Bien sûr. Vous vous êtes en­tou­ré des mêmes per­sonnes, pour le fa­çon­ner ? Oui, qua­si­ment. Il y a tou­jours Na­zim Khaled, mon com­plice de la pre­mière heure. Je suis pré­sent sur tous les titres, que ce soit pour les textes ou la mu­sique. Et j’ai aus­si fait ap­pel à d’autres ta­lents, dont j’avais en­vie de la pré­sence à mes cô­tés. Je suis très très fier de cet al­bum, et du tra­vail qui a été fait au­tour par les per­sonnes qui m’ont accompagné.

Il y a des col­la­bo­ra­tions qui ont tour­né au duo, sur cet al­bum,

non ? Oui, il y a par exemple un duo avec la chan­teuse Li­tal pour le titre Idéale Idylle.

Vous avez un rap­port très pri­vi­lé­gié avec vos fans, sur les ré­seaux so­ciaux, en par­ti­cu­lier. Comment vous l’ex­pli­quez ? Je ne l’ex­plique pas vrai­ment. Mais je sais que j’en ai be­soin. Et que c’est quelque chose d’as­sez na­tu­rel. Des fans étaient là, très tôt, avant que je sois connu, c’est­à­dire au dé­but de The Voice. Ils m’ont sui­vi très vite. Alors je les vois plu­tôt comme des ac­com­pa­gna­teurs. C’est pour eux, en par­tie, que je fais ce mé­tier. Dès le dé­but, j’ai pris du temps pour échan­ger avec eux. Parce que je trou­vais ça su­per, et nor­mal, d’avoir ce con­tact. Bien sûr, c’est chro­no­phage, et au­jourd’hui je re­grette de ne pas avoir plus de temps. Mais j’ai gran­di avec des no­tions pri­mor­diales d’écoute et d’échanges. L’es­prit de fa­mille est quelque chose que j’ai très an­cré en moi. Avec mes fans, j’ai presque cette re­la­tion­là. C’est un peu un pro­lon­ge­ment de ma fa­mille, je crois… Vous connais­sez un peu le Can

tal ? Et Au­rillac ? En fait, non pas du tout. Je vais ve­nir dé­cou­vrir ! Mais je connais as­sez bien l’au­vergne et en par­ti­cu­lier les alen­tours de Cler­mont­fer­rand, où je suis souvent ve­nu en va­cances, dans une mai­son fa­mi­liale.

Et si « Can­tal », de­ve­nait un dé­but de ques­tion… Can­tal’ le blues,

tu écoutes quoi ? « U got it bad » de Usher. Je ne suis pas souvent mé­lan­co­lique. Mais quand je le suis, je le cultive presque. J’aime bien la dé­fi­ni­tion qu’en don­nait Vic­tor Hu­go : la mé­lan­co­lie c’est le bon­heur d’être triste. Je trouve ça très juste. Et très beau. Can­tal’ l’temps, tu fais quoi ? Je fais du sport ! Et si je ne peux pas, je fais une cure de sé­ries ! Je suis as­sez sé­rie­ad­dict. J’adore Nar­co et House of cards, par exemple. Can­tal’ la flemme in­té­grale, qu’est-ce qui te fait te lever ? Écrire une chan­son ! C’est le re­mède ! Au Prisme. De­main à 20 heures. Prix des places : de 28 € à 35 €.

PHOTO FRÉ­DÉ­RIC RIMBERT

AMIR. Le chan­teur se­ra au Prisme, à 21 h 30, ven­dre­di.

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