Les banques face au dé­fi d’in­ter­net

Les in­di­ca­teurs de la Fé­dé­ra­tion ban­caire fran­çaise confirment une meilleure te­nue du sec­teur.

La Montagne (Cantal) - - RÉGION -

C’est ce qui res­sort en cet au­tomne 2017 du bi­lan du co­mi­té d’au­vergne FBF mais le vi­rage du di­gi­tal, comme dans le reste du ter­ri­toire, reste à né­go­cier.

La hausse des en­cours de cré­dits se si­tue aux alen­tours des 5 % à fin juillet 2017, soit le même ni­veau qu’au plan na­tio­nal. Cette hausse est aus­si por­tée par les ra­chats de cré­dits entre banques, mais consti­tue tout de même un mou­ve­ment po­si­tif qui ap­puie la re­prise éco­no­mique.

Pay­sage mo­di­fié

Sur le pé­ri­mètre au­ver­gnat, les banques re­pré­sentent 5.000 em­plois et 600 agences. Ce ré­seau a dé­jà com­men­cé à di­mi­nuer. « Mais la den­si­té du ré­seau reste su­pé­rieure en Au­vergne au reste de la France », pré­cise Pas­cale Claire, di­rec­trice ré­gio­nale Bnp­pa­ri­bas et pré­si­dente du co­mi­té FBF Au­vergne de­puis juin der­nier.

Les réor­ga­ni­sa­tions ou fer­me­tures d’agences de­vraient être plus fortes en­core dans les an­nées à ve­ nir en rai­son de l’évo­lu­tion de la clien­tèle.

20 % seule­ment des clients fré­quentent un gui­chet ban­caire plu­sieurs fois par mois au­jourd’hui contre 52 % en 2010 et la baisse se pour­suit pour les opé­ra­tions cou­rantes, ef­fec­tuées à 70 % sur In­ter­net. Les clients se dé­placent dé­sor­mais dans les suc­cur­sales pour y trou­ver du con­seil, pour des prêts ou des pla­ce­ments. Ce qui in­flue sur le re­cru­te­ment.

« En Au­vergne, nous em­bau­chons tou­jours en­vi­ron 300 per­sonnes par an, mais de plus en plus en al­ter­nance (presque la moi­tié) et ces al­ter­nants com­mencent au­jourd’hui pour les trois quarts à bac + 3 et plus », ex­plique Ro­bert Bru­nel, dé­lé­gué au co­mi­té des banques d’au­vergne.

Le sec­teur ban­caire vit dé­jà à l’heure d’in­ter­net et de la concur­rence du tout gra­tuit. « Mais les banques en ligne sont toutes ados­sées à un groupe clas­sique », pré­cise Ro­bert Bru­nel. Au­tre­ment dit, comme dans d’autres sec­teurs, c’est le ré­seau clas­sique qui as­sume un ré­seau en ligne non ren­table pour oc­cu­per le mar­ché.

Concur­rence an­non­cée

Un mar­ché sur le­quel ar­rivent bien­tôt d’autres ac­teurs, comme Orange, avec sa banque 100 % mo­bile dont le lan­ce­ment a été plu­sieurs fois re­pous­sé et qui de­vrait être opé­ra­tion­nelle le 2 no­vembre.

« Une di­rec­tive eu­ro­péenne ouvre la porte à des opé­ra­teurs qui n’ont pas les mêmes contraintes ré­gle­men­taires que nous. Nous crai­gnons une concur­rence dé­loyale et des pro­blèmes po­ten­tiels qui pour­raient re­jaillir sur l’en­semble de la pro­fes­sion », énonce Pas­cale Claire.

Avec en fi­li­grane le dé­fi per­ma­nent de la cy­ber­sé­cu­ri­té et de la lutte contre les fraudes.

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