Tout le monde met la main à la paille

L’as­so­cia­tion Apache s’ap­puie sur des chan­tiers par­ti­ci­pa­tifs pour dif­fu­ser les règles et le sa­voir-faire de la construc­tion en paille.

La Montagne (Cantal) - - CANTAL -

La pause dé­jeu­ner en ter­rasse lais­se­rait presque pen­ser qu’un bond dans le temps a en­voyé tout le monde, au lieu­dit « Les Pouts », à Teis­sières­lès­bou­liès, en été. Et alors, il suf­fit de quelques se­condes dans la ter­rasse in­té­rieure aux airs de serre dans la mai­son en pi­sé de Gré­go­ry Ru­bio pour être convain­cu. Cette ha­bi­ta­tion au­to­construite re­gorge d’atouts à l’ins­tar de la « con­cep­tion so­laire pas­sive », dé­peinte par ce­lui qui est de­ve­nu au­toen­tre­pre­neur et membre de l’as­so­cia­tion Apache.

Bâ­tie en paille, la mai­son de Gré­go­ry Ru­bio est un mo­dèle du genre. Et en­core l’un des rares cas dans un dé­par­te­ment en re­tard dans ce sec­teur. « Il n’y a pas plus ef­fi­cace, plus éco­lo et moins cher, vante­til. Ce ne sont pas que des pe­tites mai­sons de ba­ba cool. »

À base de paille de blé tendre nor­mée, les bottes peuvent être uti­li­sées se­lon plu­sieurs tech­niques. Celle du rem­plis­sage, de la pré­fa­bri­ca­tion, de l’iso­la­tion ther­mique par l’ex­té­rieur ou de paille struc­tu­relle. Deux bottes rem­plis­sant un mètre car­ré, « il en fau­drait 700 pour les murs et la toi­ture d’une pe­tite mai­son, in­dique Gré­go­ry Ru­bio. Pour l’éco­no­mie, la mai­son de paille c’est du bois, donc ça fait mar­cher les scie­ries et de la paille, ça fait tra­vailler les agri­cul­teurs ».

Pour la construc­tion d’une ha­bi­ta­tion, une équipe de trois per­sonnes suf­fit. Ce jour­là, un trio note les conseils de l’ex­pert. Ce chan­tier par­ti­ci­pa­tif, comme il s’en fait ré­gu­liè­re­ment entre membres d’apache, est l’oc­ca­sion d’avan­cer sur un chan­tier en cours tout en ap­pré­hen­dant « les règles, les beaux gestes et les as­tuces ».

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