Un pro­blème de re­cru­te­ment gé­né­ra­li­sé

L’en­cla­ve­ment d’au­rillac n’ar­range rien dans le re­cru­te­ment de spé­cia­listes à l’hô­pi­tal.

La Montagne (Cantal) - - AURILLAC -

« Au­jourd’hui, en France, tout le monde parle de pro­blème de dé­mo­gra­phie mé­di­cale, mais c’est er­ro­né. Il n’y a ja­mais eu au­tant de mé­de­cins qu’au­jourd’hui ! L’aug­men­ta­tion est as­sez nette. » Le pro­blème, se­lon Pas­cal Tar­ri­son, di­rec­teur du centre hos­pi­ta­lier Henr i­mo ndor, « c’est la ré­par­ti­tion, pas la dé­mo­gra­phie. Toutes spé­cia­li­tés confon­dues, il y a une dif­fé­rence de den­si­té de mé­de­cins se­lon l’en­droit où ils se trouvent. Pour une po­pu­la­tion don­née, vous avez un mé­de­cin à un en­droit, et dix à un autre. C’est très mar­qué : toute l’île­de­france et le sud de la France sont très pri­sés par les mé­de­cins, et comme ils s’ins­tallent où ils veulent… »

Ce pro­blème de ré­par­ti­tion a évi­dem­ment une ré­per­cus­sion sur l’hô­pi­tal, en plus de coû­ter cher à l’as­su­rance­ma­la­die. « Quand on a beau­coup de mé­de­cins à un en­droit, c’est plus fa­cile de voir un pa­tient plu­sieurs fois. Et pa­ral­lè­le­ment, l’as­su­rance ma­la­die dé­pense des sommes énormes là où il n’y a pas as­sez de mé­de­cins, pour les at­ti­rer. C’est plus fa­cile de re­cru­ter un pneu­mo­logue à Nice qu’à Au­rillac ».

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