Ha­le­tant, le der­by a fait cha­vi­rer la salle Pierre-Cou­lon

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - Oli­vier Re­zel

A quoi re­con­naît-on un der­by contre Roanne ? D’abord aux tri­bunes co­pieu­se­ment gar­nies. Avec une af­fluence de 2.697 spec­ta­teurs, la salle Pierre-Cou­lon a bat­tu son re­cord cette sai­son.

A la pré­sence in­ha­bi­tuelle d’une co­horte de sup­por­ters, les Roan­nais ayant fait, comme d’ha­bi­tude, le court dé­pla­ce­ment de la Loire.

A un dé­tail so­nore éga­le­ment. Hier soir, les tam­bours du kop des Dra­gons avaient juste, der­rière eux, des co­pains mu­si­ciens avec la ban­da des Deux Rives.

En­fin, à la pré­sence des pom pom girls de SaintYorre qui, après avoir fait une haie d’hon­neur aux joueurs de la JAVCM à leur en­trée sur le par­quet, ont ani­mé les temps morts et les pauses entre quart­temps.

Mais un der­by, c’est aus­si une grosse pin­cée de ten­sion, que l’on pou­vait me­su­rer à la hau­teur de la ner­vo­si­té des lo­caux, par­ti­cu­liè­re­ment mal­adroits en dé­but de ren­contre et do­mi­nés par leurs voi­sins roan­nais.

Du coup, le scé­na­rio peu fa­vo­rable aux Au­ver­gnats sem­blait éteindre quelque peu le pu­blic, qui avait peu d’oc­ca­sions de s’en­flam­mer… mis à part la pe­tite en­clave roan­naise, re­grou­pée dans un coin tout haut de la tri­bune ouest.

Un scé­na­rio de rêve

Il fal­lut en fait at­tendre le dé­but de deuxième mi­temps et une in­ter­cep­tion de Tsa­ga­ra­kis par­fai­te­ment conclue par un pa­nier à trois points pour voir le pu­blic au­ver­gnat se le­ver comme un seul homme au son d’un air bayon­nais. La JAVCM pas­sait de­vant pour la pre­mière fois (46­43). Ce­la va­lait bien un pe­tit pas de danse.

La fin de match ne ris­quait pas de faire bais­ser la tem­pé­ra­ture dans les tra­vées du Pierre­Cou­lon. Chaque pa­nier au­ver­gnat, chaque perte de balle ou ra­té li­gé­riens étaient ac­cueillis par des vi­vats dans cette fin de match à cou­teau ti­ré. Une fin de match digne des plus grands der­bys avec une éga­li­té à 18 se­condes de la fin !

C’est Ware qui, d’un pa­nier à trois points ve­nu de nulle part, fit ex­plo­ser la salle, qui n’avait pas vi­bré de la sorte de­puis le fi­nal four.

Un scé­na­rio fou qu’avait ima­gi­né Tsa­ga­ra­kis, l’un des grands ar­ti­sans de cette vic­toire. « Les der­bys ont tou­jours une sa­veur par­ti­cu­lière. Le clas­se­ment ne re­pré­sente plus rien dans ce genre de match. C’est une his­toire de coeur, une his­toire de tripes. Le pu­blic est ve­nu très nom­breux et a vrai­ment été à la hau­teur del’ évé­ne­ment », sa­vou­rait l’ar­rière de la JAVCM.

Tout comme son coach, Fabien Ro­meyer, qui sa­luait « l’ap­pui du pu­blic, qui a été for­mi­dable ». Et le tech­ni­cien de conclure : « C’était une belle salle, une belle fête du bas­ket. »

SUS­PENSE. Le der­by s’est joué dans les der­nières se­condes. Un scé­na­rio rê­vé pour Vi­chy-Cler­mont.

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