Ch­ris­tian Jeanpierre: « Des per­sonnes qui m’ont mar­qué »

Fi­gure de proue du sport sur TF1, il a pu­blié un livre né de ses ren­contres

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - Tho­mas Loi­sel

Ar­ri­vé dans l’équipe de Téléfoot en 1988, Ch­ris­tian Jeanpierre est une fi­gure de proue de TF1.

Le pré­sen­ta­teur de Téléfoot, qui a re­çu le prix du meilleur com­men­ta­teur en 2006 par Le Monde, s’est l i v r é s u r s o n p a rc o u r s mais aus­si et sur­tout sur son pre­mier livre, 48 2/ 3, sor­ti en li­brai­rie il y a peu aux édi­tions Les Arènes.

C’est un homme sou­riant, ave­nant et dis­po­nible qui s’est pré­sen­té dans les cou­loirs de La­gar­dère Ac­tive à Bou­logne­Billancourt, quelques jours avant la sor­tie de cet opus. Un ou­vrage qui fait la part belle aux ren­contres, avec en tête Ar­sène Wen­ger, Ful­gence Oue­drao­go, Kad Me­rad et des anec­dotes sa­vou­reuses au pas­sage. L’oc­ca­sion d’évo­quer éga­le­ment son par­cours à TF1, la der­nière Coupe du monde de rugby, l’Eu­ro 2016… Bref un pa­nel de su­jets que le pré­sen­ta­teur, na­tif du Puy­en­Ve­lay, a évo­qué avec fran­chise et gour­man­dise.

Com­ment est ve­nue l’idée de ce livre, 48 2/3 ? C’est la ren­contre de Phi­lippe La­bro ( Ndlr : jour na­liste fran­çais, écri­vain, réa­li­sa­ teur, homme de mé­dias, et au­teur de chan­sons) et le fruit de mes dif­fé­rentes ren­contres au cours de ma car­rière, avec cette idée de re­trans­cr ire ce que j’ai vé­cu avec ces per­sonnes. Ce­la re­monte à août 2014. J’ai com­men­cé par Ar­sène Wen­ger, que je connais bien de­puis mes dé­buts, puis j’ai em­pi­lé les ren­contres.

Il y a douze cha­pitres, avec des per­sonnes qui m’ont mar­qué en 25 ans de car­rière. On n’est pas cen­sé sa­voir que Wen­ger écoute Bob Mar­ley, que Ful­gence Oue­drao­go lit Té­lé­ra­ma… Ce sont des gens avec qui j’ai par­ta­gé des choses. Un lien fort nous unit. Ils se sont confiés comme ja­mais.

Pour­quoi avoir choi­si ces per­son­na­li­tés, y com­pris l’Ar­gen­tin Mes­si ? Mes­si est la seule per­sonne avec la­quelle je n’ai pas for­cé­ment de lien fort, mais c’est à Téléfoot qu’il a re­çu son pre­mier bal­lon d’or, et ça compte. On au­rait très bien pu ima­gi­ner la bio­gra­phie de Zi­dane, Li­za­ra­ru, La­porte, mais ces der­niers se sont dé­jà li­vrés dans de nom­breux ou­vrages.

Je suis content du ré­sul­tat et j’es­père qu’il sus­ci­te­ra un in­té­rêt, au­tant chez les grands­pa­rents, que les pe­tits­en­fants. C’est un livre qui ras­semble, je pense, toutes les gé­né­ra­tions.

Quelques mois après la fi- Ce fût, comme je l’avais ima­gi­né, une très grande sa­tis­fac­tion, pas du tout une sur­prise pour moi. J’ai re­mar­qué que les Coupes du monde de rugby et de foot­ball sont re­gar­dées par le plus grand nombre. Les gens ont en­vie de par­ta­ger ces mo­ments­là. Sur­tout, c’est une com­pé­ti­tion qui a plu dans toutes les ré­gions, pas seule­ment dans le Sud­Ouest.

Téléfoot est une marque in­dé­lé­bile dans le pay­sage du sport fran­çais mal­gré la perte des droits de Ligue 1 et Ligue 2. Com­ment l’ex­pli­quez- vous ? On ar­rive en ef­fet à réunir près d’1,4 à 1,5 mil­lion de per­sonnes tous les di­manches avant mi­di. C’est une fier­té mais aus­si une res­pon­sa­bi­li­té. Téléfoot est une marque forte, mais pour réus­sir à sé­duire les té­lé­spec­ta­teurs, c’est un com­bat quo­ti­dien. Je suis aus­si fier d’avoir contr ibué à la mise en place de « MyTe­le­foot » pour les jeunes et du dis­po­si­tif des oreillettes, obli­geant les arbitres de foot­ball à être équi­pés afin d’amé­lio­rer la com­mu­ni­ca­tion entre eux pen­dant un match.

N’est- ce pas dif­fi­cile de de­voir jon­gler avec des droits li­mi­tés ? On es­saie d’of­fr ir un pa­no­ra­ma com­plet du foot­ball eu­ro­péen, ce n’est pas si frus­trant quand on voit qu’on peut pro­po­ser ce qui se fait de mieux avec Man­ches­ter Uni­ted, le Real Ma­drid, Bar­ce­lone. Charge à moi de main­te­nir l’équi­libre à flot. Mais comme un en­traî­neur de foot, on est sur le feu en per­ma­nence.

L’équipe de France a-t-elle ses chances lors de l’Eu­ro 2016 ? Je suis em­bê­té pour les mecs qui sont bien comme Llo­ris, Man­dan­da pour ne ci­ter qu’eux. J’ai une confiance aveugle en Di­dier Des­champs, c’est pour moi le ra­dar an­ti­choc. Heu­reu­se­ment que Di­dier est là, si­non on pour­rait vrai­ment avoir peur. Je vois la France dans le der­nier car­ré.

Quels sont vos pro­jets ? C’est une chance d’être à TF1. J’ai vu beau­coup de gens qui croyaient que l’herbe était plus verte dans le pré voi­sin et ils l’ont payé cash.

On est tel­le­ment bien ser vi quand on est sur TF1, puis­qu’on couvre les plus grands évé­ne­ments s p o r t i f s. L a Co u p e d u monde 2015 de rugby, la pers­pec­tive de l’Eu­ro 2016 de foot­ball, il n’y a rien de mieux !

POIN­TURE. Ch­ris­tian Jeanpierre chausse du 48 2/3. D’où le titre de son livre. PHO­TO BEP

nale de la Coupe du monde de rugby, quel est votre sen­ti­ment sur cet évé­ne­ment ?

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