Mar­seille, cet in­cons­tant

Les Olym­piens ac­cueillent Saint­Etienne, ce di­manche (14 h)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS -

La pro­prié­taire est russe et les mon­tagnes aus­si : Mar­seille os­cille entre sa ma­gni­fique sai­son à l’ex­té­rieur et sa déses­pé­rante in­ef­fi­ca­ci­té à do­mi­cile, à la­quelle il veut mettre fin contre SaintÉ­tienne, ce di­manche (14 h).

Dix. Il ne s’agit pas du nu­mé­ro de Las­sa­na Diar­ra, le meilleur joueur de la sai­son de l’Olym­pique de Mar­seille, mais du nombre de matches d’af­fi­lée sans ga­gner à do­mi­cile en L1, la pire sé­rie de son his­toire en cham­pion­nat.

Neuf, c’est le nombre de match sans perdre à l’ex­tér ieur, tou­jours en L1, une sé­rie ver­tueuse qui a rap­por­té 21 points de ses 35 points, soit les 3/5e du maigre bu­tin !

Cette in­vin­ci­bi­li­té à l’ex­té­rieur per­met à l’OM de ne pas être dé­cro­ché de la course au po­dium. SaintE­tienne n’est qu’à cinq lon­gueurs de­vant, mais ne pas battre les Verts pour­rait bien en­ter­rer pour de bon les espoirs de l’OM.

L’ é q u i p e d e Mi c h e l a dé­jà ra­té le coche à Lyon et à Nice (deux fois 1­1) en se lais­sant re­joindre alors qu’elle avait ou­vert le score. Et elle reste fri­go­ri­fiée de la douche froide contre Bil­bao, qui s’est im­po­sé 1­0 au Vé­lo­drome jeu­di, en 16es al­ler d’Eu­ro­pa League.

Le nombre de journées res­tantes s’ame­nuise (12) et tous les concur­rents ne perdront pas des points en même temps, bien sûr. Pour sau­ver sa sai­son en cham­pion­nat, l’OM doit en­fin re­de­ve­nir pro­phète en son stade.

« Il ne faut pas dire qu’à l’ex­tér ieur on se sent mieux, conteste Ré­my Ca­bel­la, ici c’est notre stade. Mais ins­cons­ciem­ment on est plus li­bé­rés en dé­pla­ce­ment. »

De re­tour après un match de sus­pen­sion contre l’Ath­le­tic Bil­bao, le me­neur de jeu de l’OM fi­nit par « se de­man­der pour­quoi. On re­voit les vi­déos, on es­saie de trou­ver les s o l u t i o n s , i l n’ y a p a s 30.000 ré­ponses, à nous sur le ter­rain de ne pas nous prendre la tête. Ce­la ne dé­pend que de nous, il faut ar­ri­ver à se dire qu’à do­mi­cile on est les pa­trons. »

L’an­cien Mont­pel­lié­rain de­vrait re­trou­ver son rôle de me­neur, après l’ex­pé­ri­men­ta­tion Georges­Ké­vin Nkou­dou en deuxième at­ta­quant contre Bil­bao. « Avec les dif­fi­cul­tés ren­con­trées à do­mi­cile, Nkou­dou en deuxième pointe pou­vait être une so­lu­tion, ex­plique Mi­chel. Mais nous ne vou­lons pas re­non­cer à Ca­bel­la qui nous ap­porte beau­coup dans cette zone ».

Le syn­drome du Vé­lo­drome

Mais si Mar­seille semble dé­cli­ner, Saint­Étienne, vain­queur lui de son match d’Eu­ro­pa League ( 3­2 contre le FC Bâle), a re­trou­vé son jeu.

Les Verts aus­si res­tent sur une oc­ca­sion ra­tée en L1. Ils au­raient pu re­col­ler à 3 points de la 2e place de Mo­na­co s’ils ne s’étaient pas lais­sés re­joindre dans les der­nières mi­nutes par l’équipe de la Prin­ci­pau­té.

Mar­seille­Saint­Étienne fut une af­fiche de lé­gende du cham­pion­nat de France. Mais l’his­toire peut­elle vaincre le syn­drome du Vé­lo­drome ?

MO­TI­VÉ. Pour le Mar­seillais Ca­bel­la, « il faut ar­ri­ver à se dire qu’à do­mi­cile on est les pa­trons ».

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