RE­PÈRES

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - GRAND ANGLE -

Ge­nèse. Si, au Moyen Âge, les pay­sans ré­glaient leur sei­gneur en « fro­mage de gléo » ou « fro­mage de seigle » (car af­fi­né sur la paille de seigle), c’est à par­tir de 1651- 1670 que le nom de « fro­mage de Saint-Nectaire » a fait son ap­pa­ri­tion. Roi So­leil. Au XVIIe siècle, le ma­ré­chal Hen­ry de Sen­nec­terre don­na à ce fro­mage ses lettres de no­blesse en l’in­tro­dui­sant à la table du roi de France Louis XIV. Le saint-nectaire eut alors les fa­veurs du Roi So­leil qui le fai­sait ve­nir à dos d’âne et avec force ba­te­liers pour ré­ga­ler sa cour. AOC. Le fro­mage ob­tient l’ ap­pel­la­tion d’ ori­gine contrô­lée en 1955. À par­tir de cette date, la pro­duc­tion de lait aug­mente for­te­ment (90 mil­lions de litres en 1970). Chiffres clés. Huit mil­lions de saint- nectaire fa­bri­qués par an, 396 pro­duc­teurs lai­tiers, 210 pro­duc­teurs fer­miers, vingt-deux af­fi­neurs, quatre lai­te­ries, huit col­lec­teurs de lait, 4e AOP fro­ma­gère au lait de vache en France, 1re AOP fer­mière en Eu­rope, 2.000 em­plois di­rects, 14.000 tonnes de saintnec­taire dont 7.000 tonnes de pro­duc­tion fer­mière et au­tant de lai­tière.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.