Un ces­sez­le­feu pré­caire

En­trée en vi­gueur hier, la trêve a été glo­ba­le­ment res­pec­tée

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - FRANCE & MONDE -

La ces­sa­tion des hos­ti­li­tés entre le ré­gime et les forces re­belles a été res­pec­tée hier en Sy­rie. Une avan­cée en­core très pré­caire.

Les armes se sont tues dans la ma­jo­ri­té des prin­ci­pales villes de Sy­rie, hier, au pre­mier jour de l’ en­trée en vi­gueur d’une trêve d’une am­pleur sans précédent de­puis le dé­but de la guerre entre ré­gime et re­belles. Seul in­ci­dent no­table, la chute d’une di­zaine d’obus près de la place des Ab­bas­sides à Da­mas.

L’ac­cord de ces­sa­tion des hos­ti­li­tés, ap­pli­qué à par­tir de 00 h 00 lo­cale (ven­dre­di 23 heures à Pa­ris), a été ini­tié par Wa­shing­ton et Mos­cou, deux ac­teurs ma­jeurs dans le conflit. Il a re­çu le sou­tien du Con­seil de sé­cu­ri­té de l’ONU qui a adop­té ven­dre­di à l’una­ni­mi­té une ré­so­lu­tion « l’ap­prou­vant plei­ne­ment » . Cet ac­cord concerne seule­ment les zones de com­bat entre les forces du ré­gime ap­puyées par l’avia­tion de l’al­lié russe et les re­belles sy­riens, ex­cluant les groupes dji­ha­distes État is­la­mique et Front al­Nos­ra ( branche sy­rienne d’Al­Qaï­da) qui contrôlent plus de 50 % du ter­ri­toire.

Nou­veaux pour­par­lers ?

Le groupe de tra­vail sur le ces­sez­le­feu, pi­lo­té par les Russes et les Amé­ri­cains, réuni sa­me­di à Ge­nève, a dres­sé un « bi­lan po­si­tif » de la si­tua­tion, se­lon un di­plo­mate oc­ci­den­ tal. Il a tou­te­fois pré­ve­nu qu’il fal­lait « vrai­ment at­tendre di­manche et lun­di pour ti­rer un vrai bi­lan ».

Si la ces­sa­tion des hos­ti­li­tés tient et si l’aide hu­ma­ni­taire conti­nue d’être ache­mi­née dans les zones as­sié­gées, l’en­voyé spécial de l’ONU pour la Sy­rie, Staf­fan de Mis­tu­ra, compte convo­quer de nou­veaux pour­par­lers in­ter­sy­riens le 7 mars à Ge­nève après l’échec des pré­cé­dentes dis­cus­sions.

Fran­çois Heis­bourg, pré­sident de l’In­ter­na­tio­nal Ins­ti­tute for Sta­te­gic Stu­dies ( IISS, Londres), s’est dit « ex­trê­me­ment scep­tique sur la pos­si­bi­li­té pour ce ces­sez­le­feu de te­nir, compte te­nu de l’in­tri­ca­tion entre les groupes re­belles consi­dé­rés comme ter­ro­ristes par les Russes et ceux qui échappent à ce la­bel ».

TRÊVE.

Des en­fants, hier à Dou­ma, une ville de ban­lieue de Da­mas te­nue par les re­belles.

PHO­TO AFP

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