Du mu­sée d’Or­say… au MARQ

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - GRAND ANGLE GRAND ANGLE -

On ne dé­mé­nage pas un ta­bleau comme on trans­porte un meuble ; on ne dé­place pas une ex­po­si­tion comme on le fe­rait d’ob­jets or­di­naires.

Car un ta­bleau, ça vit. Il faut donc veiller en per­ma­nence sur la tem­pé­ra­ture et l’hy­gro­mé­trie qui l’en­tourent. Le convoie­ment est une opé­ra­tion dé­li­cate

Les 40 ta­bleaux sont ar­ri­vés à Cler­mont­Fer­rand ven­dre­di der­nier, à bord d’un ca­mion spé­ci­fique, tem­pé­ré. Au­pa­ra­vant, chaque oeuvre avait fait l’ob­jet d’un constat d’état, ma­té­ria­li­sé par une pho­to an­no­tée et une note dé­taillée de la res­tau­ra­trice. Des caisses cli­ma­ti­sées peuvent alors ac­cueillir les oeuvres. Une fois à des­ti­na­tion, on ne les brusque pas. On leur laisse au mi­ni­mum 48 heures de re­pos dans ces gros coffres en bois avant de leur pré­sen­ter leur nou­velle de­meure. Un week­end d’ac­cli­ma­ta­tion né­ces­saire, tou­jours pour main­te­nir la tem­pé­ra­ture et l’hy­gro­mé­trie. Lun­di, les caisses ont li­vré leurs tré­sors, dans la cha­pelle des Ur­su­lines, où les toiles trônent dé­sor­mais. « Rien n’a bou­gé », se fé­li­cite Xa­vier Rey, di­rec­teur des col­lec­tions au mu­sée d’Or­say.

Un trans­port sous haute sur­veillance, donc. Sans comp­ter la sé­cu­ri­té pour ces pièces de grande va­leur. Du bud­get to­tal, c’est l’as­su­rance qui coûte le plus cher.

INS­TAL­LA­TION. Le trans­port et le ma­nie­ment des oeuvres né­ces­sitent les plus grandes pré­cau­tion. PHO­TO FRED MAR­QUET

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