L’Au­ver­gnat de­ve­nu cat­cheur aux USA

Ro­main Vé­zi­rian vit à At­lan­ta où il a réus­si à se tailler une ré­pu­ta­tion dans le monde du catch LA QUES­TION

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - RÉGION ACTUALITÉ - Sté­pha­nie Mé­na ste­pha­nie.me­na@cen­tre­france.com

Rou­le­ments de tam­bour… Mes­dames, mes­sieurs, voi­ci Romeo, the french sen­sa­tion ! En Ala­ba­ma et en Géor­gie, Ro­main Vé­zi­rian, fils d’un bi­jou­tier mou­li­nois, est connu sous ce nom-là. Il est cat­cheur.

C’est pour les yeux de Me­li­na que Ro­main Vé­zi­rian s’est exi­lé a u x É t a t s ­U n i s il y a trois ans. Il a ren­con­tré la belle Amé­ri­caine à Pa­ris ; ils avaient sui­vi leur stage res­pec­tif de fin d’étude dans la même en­tre­prise. « À l’époque, j’avais com­men­cé l es com­bats de catch. On était en 2007, il y avait un en­goue­ment en France au­tour de ces spec­tacles. Je fai­sais entre deux et trois com­bats par mois. »

À l’époque, le jeune Mou­li­nois fait le coq sur le pla­teau du « Grand Jour­nal » de Mi­chel De­ni­sot. Qui au­rait ima­gi­né que, quelques an­nées plus tard, son jeune frère, Thibaud Vé­zi­rian, de­vien­drait pré­sen­ta­teur sur une chaîne du groupe Ca­nal ? « Il pré­ sente Touche pas à mon sport, sur D8, après avoir dé­mar­ré sur LCI. C’est co­ol pour lui. » Les deux frères Vé­zi­rian sont des show­men, mais Ro­main sans nul doute plus que son ca­det.

« Je me suis construit un per­son­nage de play­boy dès mes dé­buts. En France, j’étais “Romeo le pe­tit ami de Pa­ris Hil­ton”. Aux États­Unis, c’est de­ve­nu “Romeo, the french sen­sa­tion”. »

Pour se faire un nom aux États­Unis, la pa­trie du catch, le Fran­çais a dû ba­tailler : « J’ai en­voyé quan­ti­té de pho­tos et vi­déos pen­dant trois mois, avant de dé­cro­cher un rem­pla­ce­ment au pied le­vé. Les or­ga­ni­sa­teurs ont vu que je sa­vais ce que je fai­sais et c’était par­ti. »

Ro­main Vé­zi­rian a été for­mé au catch à l’âge tar­dif de 23 ans dans une des rares écoles en France, à Bé­thune ( Pas­de­Ca­lais). L’Ins­ti­tut na­tio­nal de for­ma­tion au catch est gé­ré par Pierre Boos­ter Fon­taine, lui­même for­mé par la star fran­co­ca­na­dienne E d o u a r d C a r p e n t i e r. « J’étais étu­diant. Je tra­vaillais comme cor­res­pon­dant à L a Mon­tagne et avec l’ar­gent je me payais des stages d’une se­maine, je mon­tais un week­end de temps en temps. »

Le Mou­li­nois est doué. En deux ans, il ac­quiert le sta­tut se­mi­pro­fes­sion­nel. Il f a u t d i re q u’ i l a f a i t dix ans de ka­ra­té à l’ado­les­cence. « Plus que tout, c’est la pas­sion qui donne des ailes. Et le catch ne m’a ja­mais quit­té. Je me sou­viens, quand on était en­fant avec mon frère, on en­re­gis­trait l’émis­sion Les su­per­tars du catch, sur Ca­nal, et on re­gar­dait ça vingt fois par se­maine. Avec l’avè­ne­ment d’In­ter­net, j’ai pu me faire une édu­ca­tion et je suis en­tré en con­tact avec d’autres ama­teurs. »

PER­FOR­MANCE. Ro­main est pas­sion­né de catch de­puis l’en­fance et les émis­sions sur Ca­nal + « Les su­per­stars du catch ».

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