LA SE­MAINE DE JACQUES MAIL­HOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SEPTIÈME JOUR -

Dif­fi­cile d’y ré­sis­ter. Ma grand­mère, qui en fai­sait de fa­meuses à Saint­Eloy­les­Mines, met­tait les pots hors de notre por­tée pour que les « ga­li­bots » que nous étions échappent à la ten­ta­tion. Car elle est grande.

La preuve. Même Lu­la, icône de la gauche bré­si­lienne, exemple même de l’as­cen­seur social, au­rait lui aus­si mis les doigts de­dans. Comme l’ex­pli­quait Mi­chel d’Or na­no, le meilleur moyen de ré­sis­ter à l’ar­gent en po­li­tique, c’est d’avoir fait for­tune avant. Il en était l’exemple.

Voi­là com­ment un an­cien syn­di­ca­liste, pé­tri de bonne vo­lon­té, a fi­ni par se lais­ser ten­ter. Car la confi­ture, c’est dia­ble­ment su­cré. Et cha­cun sait que le dia­bète est la pre­mière pa­tho­lo­gie qui touche le monde po­li­tique. Avec toutes les consé­quences qui vont avec. Soif in­tense de pou­voir, baisse de l’acui­té vi­suelle, voire aveu­gle­ment pour cer­tains, et trouble de la conscience… Le fa meux co­ma dia­bé­tique.

Nom­breux avant Lu­la ont suc­com­bé à ce dia­blo­tin frui­té. Des confi­tures mai­son de Ma­mie Bet­ten­court à celles de la grande dis­tri­bu­tion aux­quelles cer­tains maires gour­mands ne se­raient pas in­sen­sibles, de Jean­Mi­chel Bou­che­ron à Pa­trick Bal­ka­ny, ils sont nom­breux à avoir mis les doigts dans la rhu­barbe.

Mo­ra­li­té : Il fau­drait faire avec les élus ce qu’on fait avec la confi­ture : les sté­ri­li­ser soi­gneu­se­ment avant de les mettre sur le mar­ché.

« La confi­ture, ça dé­gou­line,

Ah la confi­ture…

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