« Être le der­nier des Mo­hi­cans »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAG DIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Être le der­nier des Mo­hi­cans n’est en rien une in­jure, au contraire. C’est un signe de res­pect vis­à­vis de la per­sonne ain­si dé­si­gnée. On ajoute sou­vent qu’il s’agit d’un monstre sa­cré, se­lon l’ex­pres­sion po­pu­la­ri­sée grâce à Jean Coc­teau.

Le der­nier des Mo­hi­cans, c’est l’être qui ré­siste à tout, au temps, aux en­ne­mis, qui fait preuve de pa­nache. Le der­nier des Mo­hi­cans, c’est aus­si un film, sor­ti en 1992, réa­li­sé par Mi­chael Mann et joué par l’ex­tra­or­di­nai-- re Da­niel Day ­Le­wis et d’ autres ver­sions ci­né­ma­to­gra­phique an­té­rieure s en­core.

Car voi­là, Le Der­nier des Mo­hi­cans, ini­tia­le­ment est un ro­man, de James Fe­ni­more Coo­per, un des au­teurs les plus po­pu­laires du XXe, res­té cé­lèbre pour ce texte de­ve­nu une ex­pres­sion cou­rante. Son ré­cit évoque le com­bat au XVIIIe siècle des An­glais et des Hu­rons d’une part et des Fran­çais et donc des Mo­hi­cans de l’autre, le tout pour s’im­po­ser dans la pro­vince de New York, en pleine Guerre de Sept Ans, du­rant l’été 1757.

Les deux puis­sances européennes s’in­quiètent de leur in­fluence re­spec­ tive sur le ter­rain nord­amé­ri­cain. Elles se jouent des al­liances avec les peuples sur place. Chausse­trappes, pièges, at­taques, tout est bon pour dé­sta­bi­li­ser l’ad­ver­saire. Hu­rons et Mo­hi­cans au gré des clans s’af­frontent aus­si vio­lem­ment, et le der­nier des Mo­hi­cans montre son cou­rage. En­core au­jourd’hui de mille et une ma­nières !

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