Des cro­queurs des pommes mais aus­si des po­mo­logues pa­ten­tés

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME -

On ne va pas vous ra­con­ter d’his­toires et vous ex­pli­quer ici et dans le dé­tail l’art du gref­fage de pom­mier.

Ce n’est pas la mer à boire mais la pra­tique de­mande tout de même un mi­ni­mum d’ex­per­tise pour ne pas se plan­ter. « On peut se ra­ter sur un pas­sage de la tech­nique et ça ne marche pas, as­sure Jean­Fran­çois de Fa l v a rd . Mo i , a u d é b u t , je n’avais pas le bon cou­teau. » Avec un gref­foir, ce jo­li ou­til à lame mince et tran­chante, l’in­ci­sion des branches est plus fa­cile.

Dans l’as­so­cia­tion des Cro­queurs de pommes, il y a des jar­di­niers ama­teurs qui prennent leur oc­cu­pa­tion très au sé­rieux : ils aiment les longs dé­bats po­mo­lo­giques… « Des gens nous amènent des pommes et on es­saie de trou­ver leur va­rié­té, ex­plique le pré­sident. Cer­taines sont connues, d’autres ne sont pas ré­per­to­riées. Ces der­nières nous in­té­ressent, pour conser­ver des va­rié­tés an­ciennes. On ar­rive à re­trou­ver des pommes que les vieux disent dis­pa­rues. » Avec un at­trait plus pous­sé sur les pommes de garde, qui se conservent jus­qu’au prin­temps.

L’avan­tage de l’as­so­cia­tion, c’est sa connais­sance des va­rié­ tés lo­cales et nationales. Si vous ha­bi­tez à Rochefort­Mon­tagne, il ne fau­dra pas uti­li­ser le même porte­greffe que dans la Li­magne. « On vend le porte­greffe. En mon­tagne c’est le pom­mier franc, que les vieux al­laient cher­cher en fo­rêt. Ici, on est sur des sols ar­gi­leux et c’est un autre porte­greffe. On conseille les gens en fonc­tion du lieu de leur ver­ger et on leur ap­prend à g re f f e r. En p é p i n i è re, c’ e s t 37 eu­ros le pom­mier de quatre ans ; ici, on en a pour 2 eu­ros. »

EX­PER­TISE.

On re­part avec son gref­fon et des conseils.

PHO­TO FRE­DÉ­RIC MAR­QUET

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