Les ins­crip­tions d’un re­vol­ver ré­vé­lées par la tech­no­lo­gie 3D

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAG DIMANCHE -

Le re­vol­ver d’un gen­darme compte par­mi les plus belles pièces du mu­sée.

Le garde Alexandre Cesses a été fait pri­son­nier sous la C o m m u n e d e Pa r i s , e n 1871. Re­dou­tant d’être exé­cu­té, il avait dis­si­mu­lé un re­vol­ver de ma­rine mo­dèle 1870 dans l’une de ses bottes. Ses com­pa­gnons de cel­lule ont confir­mé la pré­sence de son arme du­rant sa cap­ti­vi­té. Li­bé­ré, le garde Alexandre Cesses a gra­vé le nom de ses 226 co­dé­te­nus sur l’en­semble du re­vol­ver, hor­mis la crosse.

Cette par­tie a été ré­ser­vée à qua­rante­trois por­traits mi­nia­tures d’autres com­pa­gnons li­bé­rés mais éga­le­ment à dix pe­tites vi­gnettes de mo­nu­ments pa­ri­siens in­cen­diés du­rant son em­pri­son­ne­ment.

Le mu­sée a uti­li­sé les nou­velles tech­no­lo­gies pour mettre ce re­vol­ver en va­leur. Un écran tac­tile per­met, en images 3 D, de faire pi­vo­ter l’arme ex­po­sée. Mais aus­si de zoo­mer pour dis­tin­guer au plus près les noms, les vi­gnettes et les por­traits in­sé­rés sur l’arme. Un des­crip­tif ap­pa­raît sur chaque ins­crip­tion.

Lais­sé pour mort

Le gé­né­ral Bé­teille, lui, s’est illus­tré lors de la ba­taille de Villo­dri­go ( Es­pag n e ) . L e b u s t e d e Je a n ­ Alexis Bé­teille est ex­po­sé au mu­sée, de même qu’une re­pro­duc­tion en fi­gu­rines du com­bat de son uni­té, à Villo­dri­go, le 23 oc­tobre 1812.

Alors co­lo­nel, l’Avey­ron­nais par­ti­cipe à la cam­pagne d’Es­pagne du­rant la­ quelle se dé­roulent de vé­ri­tables ba­tailles ran­gées. Pro­mu com­man­dant de la 1re lé­gion à che­val de Bur­gos, il met en fuite, avec ses lan­ciers de Berg, les deux corps de dra­gons an­glais dans la plaine de Villo­dri­go. Le co­lo­nel Bé­teille est lais­sé pour mort.

Il est sau­vé par l’un de ses lieu­te­nants qui le re­con­naît à la cou­leur de ses chaus­settes. Il sur vit à douze coups de sabre, dont cinq au bras, quatre au vi­sage et un au crâne. Na­po­léon le pro­meut gé­né­ral. Mort en 1847, il a été en­ter­ré au ci­me­tière du Père La­chaise puis ses cendres ont été trans­fé­rées, le 23 oc­tobre 2009, au ci­me­tière de Ro­dez (Avey­ron). Le nom de cette ba­taille fi­gure sur le dra­peau de la gen­dar­me­rie.

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