Payet : Par­ler avec Desc­hamps « a eu l’ef­fet d’un dé­clic »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS -

Le me­neur de jeu Di­mi­tri Payet, heu­reux d’avoir réus­si une de ses « per­for­mances les plus abou­ties » en Bleu, a ex­pli­qué sa­me­di qu’elle ré­sul­tait « d’un dé­clic » après une dis­cus­sion avec le sé­lec­tion­neur Di­dier Desc­hamps.

Vous étiez at­ten­du pour votre re­tour, comment s’est pas­sée cette se­maine ? Plu­tôt bien. J’étais dé­jà content de re­ve­nir ici à Clai­re­fon­taine, après une longue pé­riode d’ab­sence (9 mois). J’ai pas­sé une bonne se­maine, fait de bons en­traî­ne­ments. Et je trouve que ça s’est pas trop mal pas­sé au ni­veau du match. J’ai en­ta­mé cette ren­contre sans au­cune pres­sion et ç’a m’a plu­tôt réus­si.

Pen­sez-vous avoir réa­li­sé votre meilleure per­for­mance avec les Bleus ? C’est l’une des plus abou­ties. Là où je suis plu­tôt sa­tis­fait c’est d’avoir eu dans le jeu la même va­rié­té, la même ef­fi­ca­ci­té qu’avec mon club.

Es­pé­rez-vous avoir frap­pé les es­prits et no­tam­ment ce­lui de Desc­hamps pour l’Eu­ro ? Je ne sais pas... Il fau­dra at­tendre les choix du sé­lec­tion­neur.

Avez- vous par­lé avec lui cette se­maine, le­vé cer­tains mal­en­ten­dus ? On a dis­cu­té oui, évi­dem­ment. Il m’a dit ce qu’il at­ten­dait de moi et je lui ai dit qu’il fal­lait qu’on se dise les choses. On se les est dites. Et ça a eu l’ ef­fet d’un dé clic sur mon match contre les Pays­Bas. Il n’y a ja­mais eu de ma­laise entre nous.

Vous aviez pour­tant ré­cem­ment évo­qué votre dif­fi­cul­té à vous in­té­grer dans le groupe... Je ne suis pas dif­fi­cile à vivre. Je fai­sais plu­tôt al­lu­sion au fait de de­voir trou­ver une place dans cette équipe. Il y a 23 joueurs, seule­ment 11 qui jouent... Mais dans une com­pé­ti­tion comme l’Eu­ro, on au­ra be­soin de tout le monde.

Sur le ter­rain, on vous a vu évo­luer très li­bre­ment... J’étais à mon bon poste, je n’étais pas per­du. J’avais aus­si la chance d’avoir des mi­lieux de ter­rain qui m’ont don­né beau­coup de bal­lons. On a en­suite bien com­bi­né de­vant, avec An­toine Griez­mann et Oli­vier Gi­roud. J’es­père que cette en­tente va conti­nuer.

Comment dé­cri­riez vous votre re­la­tion tech­nique avec Griez­mann et Gi­roud ? Oli­vier joue beau­coup en point d’ap­pui, « Gri­zou » prend la pro­fon­deur... Moi, je dé­croche et je lance les ac­tions. Donc on a trois pro­fils dif­fé­rents, mais au fi­nal les trois en­semble ça peut mar­cher.

Avez- vous l’im­pres­sion d’avoir rat­tra­pé du temps per­du ? Bien sûr que ça au­rait été mieux pour moi que ce genre de pres­ta­tion ar­rive avant. Mais ça fait par­tie de ma car­rière, le pas­sé est pas­sé...

SA­TIS­FAIT. « J’étais à mon bon poste, je n’étais pas per­du ».

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