Une ou­ver­ture plu­vieuse pour l’omble che­va­lier

Les cannes à pêche sont sor­ties de­puis hier pour ta­qui­ner l’omble che­va­lier, au pied de Besse

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - LA UNE - Loïc Bé­cart lo­cale@cen­tre­france.com

La pêche à l’omble che­va­lier est ou­verte de­puis hier ma­tin au lac Pa­vin. Mal­gré la pluie et la gri­saille… C’est par­ti pour cinq mois.

Ce n’était pas un temps à mettre un pê­cheur de­hors, hier du cô­té du lac Pa­vin où pluie et gri­saille s’étaient in­vi­tées. Pour l’ou­ver­ture de la pêche à l’omble che­va­lier, les barques étaient donc rares sur l’eau. Ils étaient une qua­ran­taine de spé­cia­listes à avoir pris leur carte (à l’an­née, à la jour­née ou de­mi­jour­née) pour user de leur canne au pied de Su­per Besse.

La sai­son der­nière, 1.200 cartes de pêche ont été ven­dues sur les cinq mois d’ou­ver­ture du lac. « Cette an­née, c’est un dé­but calme, mais on a vo­ca­tion à être un haut lieu de la pêche dans le dé­par­te­ment », sou­ligne Lio­nel Gay, maire de Besse­etSaint­Anas­taise, et pré­sident de l’as­so­cia­tion de ges­tion du lac.

Il faut dire que tout est fait pour faire de ce plan d’eau na­tu­rel un re­paire pour les ama­teurs de l’omble che­va­lier. Des mil­liers de jeunes pois­sons de cette es­pèce sont ain­si in­tro­ duits chaque au­tomne pour qu’ils fassent leur crois­sance dans ce lieu. A ce­la s’ajoute la re­pro­duc­tion na­tu­relle. « On as­sure ain­si la sta­bi­li­té de la po­pu­la­tion », af­firme Lio­nel Gay.

La chose n’était pour­tant pas ga­gnée il y a quelques an­nées. « Il y a vingt ans, des pra­tiques agri­coles comme les épan­dages avaient un ef­fet sur le lac, or l’omble est très sen­sible à la pol­lu­tion, pour­suit le maire. Des algues cou­vraient les zones de fraie. Alors il y a eu un contrat de lac et un contrat es­pace na­tu­rel sen­sible pour trou­ver des so­lu­tions et faire en sorte que les pro­duc­teurs épandent au­tre­ment. »

De plus, le nombre de prises par pê­cheur est évi­dem­ment li­mi­té : trois ombles maxi­mum sur une de­mi­jour­née, cinq pour une jour­née. Mais hier ma­tin, les quelques cou­ra­geux ar­ri­vés dès les pre­mières lueurs du jour n’ont pas vu grand­chose au bout de la ligne. Ils ont jus­qu’au 25 sep­tembre, date de fer­me­ture du lac, pour ra­me­ner des ombles dans leur pa­nier.

PHO­TOS PIERRE COUBLE

BARQUES. Comme ce groupe d’amis, il fal­lait être bien cou­vert, hier ma­tin, pour s’aven­tu­rer vers le centre du lac Pa­vin.

EAUX CALMES. Un jeune pê­cheur bien em­mi­tou­flé et ar­mé de pa­tience.

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