La deuxième vie des dé­chets quo­ti­diens

Le site de trai­te­ment des dé­chets Ver­néa a ou­vert ses portes au pu­blic, hier, à Cler­mont

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME - My­riam Dé­borbe

A l’oc­ca­sion de la Se­maine du dé­ve­lop­pe­ment du­rable, le pôle mul­ti­fi­lières de va­lo­ri­sa­tion des dé­chets mé­na­gers Ver­néa a ou­vert ses portes aux vi­si­teurs, hier, à Cler­mont-Fer­rand.

royés, triés, in­ci­né­rés voire même di­gé­rés, la vie des dé­chets mé­na­gers ne s’ar­rête pas une fois le cou­vercle de la pou­belle re­fer­mé.

Le pôle mul­ti­fi­lières de Cler­mont­Fer­rand traite les dé­chets de tout le dé­par­te­ment et d’une par­tie de la Haute­Loire. Chaque an­née, ce sont 636.000 tonnes de dé­chets qui passent entre ses en­trailles. Ici sont trai­tés dé­chets or­ga­niques dans l’uni­té de va­lo­ri­sa­tion bio­lo­gique et mé­na­gers dans l’uni­té de va­lo­ri­sa­tion éner­gé­tique, ceux qui ne sont pas trans­for­mables sont sto­ckés sur le site de Puy Long juste der­rière.

Les dé­chets mé­na­gers, 1 ceux qui ne sont pas triés, sont les plus nom­breux puis­qu’ils re­pré­sentent 156.500 tonnes par an. Une fois col­lec­tés et trans­fé­rés sur le site de trai­te­ment, ils sont triés mé­ca­ni­que­ment. Les dé­chets dits « hu­mides » (restes de re­pas, pe­tites par­ti­cules plastiques…) re­pré­sentent 43.000 tonnes par an. Ils ne peuvent pas être in­ci­né­rés. Ils sont as­sé­chés pour en ré­duire le vo­lume puis partent au centre d’en­fouis­se­ment de Puy­Long. Les dé­chets dits « secs » passent par l’uni­té de va­lo­ri­sa­tion éner­gé­tique. C’est­à­dire qu’ils sont brû­lés pour pro­duire de la va­peur qui ac­tionne en­suite des tur­bo­al­ter­na­teurs, im­menses hé­lices qui pro­duisent de l’élec­tri­ci­té. Ver­néa re­ven­dique 120.000 mé­ga­watts/heure ain­si pro­duits. Soit l’équi­valent de la consom­ma­tion de 70.000 ha­bi­tants hors chauf­fage.

Les dé­chets verts, ceux 2 des bacs du même nom en dé­chet­te­rie re­ pré­sentent 40.000 tonnes an­nuelles. Une fois ar­ri­vés sur le site de re­va­lo­ri­sa­tion, ils sont broyés, mis en ca­siers de fer­men­ta­tion où ils de­viennent du com­post. Ce­lui­ci est en­suite cri­blé, c’est­à­dire ré­duit en mi­nus­cules par­ti­cules, et af­fi­né pour ob­te­nir un mé­lange hé­té­ro­gène, sans gra­nules. C’est après une der­nière mise en ca­siers de ma­tu­ra­tion que ce com­post est re­ven­du comme fer­ti­li­sant à des agri­cul­teurs ou col­lec­ti­vi­tés lo­cales.

Les bio­dé­chets, ré­si­dus 3 or­ga­niques, prin­ci­pa­le­ment des restes de re­pas et dé­chets or­ga­niques sont mé­tha­ni­sés. Après une phase de broyage, ils sont dé­po­sés dans un di­ges­teur où ils fer­mentent. Le gaz is­su de cette fer­men­ta­tion part ali­men­ter les tur­bo­al­ter­na­teurs. Ils re­pré­sentent 10 % de l’éner­gie pro­duite par le dis­po­si­tif. Le reste, ap­pe­lé « di­ges­tat » est com­pos­té.

Les autres dé­chets, 4 prin­ci­pa­le­ment mé­taux et en­com­brants, après com­bus­tion, de­viennent des mâ­che­fers. Après sé­pa­ra­tion des mé­taux, ces mâ­che­fers sont trans­for­més en sous­couche rou­tière.

Les dé­chets re­cy­clables, 5 re­pré­sentent 60.000 tonnes par an. Après avoir été mis dans le bac jaune, ils sont en­voyés dans un centre de tri sur un autre site pour être re­cy­clés.

TRAI­TE­MENT. Le pôle mul­ti­fi­lières de va­lo­ri­sa­tion des dé­chets mé­na­gers Ver­néa, qui em­ploie 55 sa­la­riés, est qua­si­ment to­ta­le­ment mé­ca­ni­sé. Trois per­sonnes au mi­ni­mum sont né­ces­saires à son fonc­tion­ne­ment.

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