Deux ex­tra­ter­restres qui se res­semblent

Djo­ko­vic af­fronte Murray en fi­nale, ce di­manche, à par­tir de 15 heures

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS -

Au-de­là de leur re­vers à deux mains, de leur faible écart d’âge (une se­maine) et de leur taille qua­si iden­tique, No­vak Djo­ko­vic (1,88 m) et An­dy Murray (1,90 m), op­po­sés di­manche en fi­nale de Ro­land-Gar­ros, par­tagent phy­sique hors norme, art de la re­lance et cur­sus à l’étran­ger.

Murray est pas­sé d’une al­lure de grande tige à celle d’un vé­ri­table dé­cath­lo­nien au croi­se­ment des an­nées 2008­2009. Avec un ré­gime à base de su­shis et de la mus­cu­la­tion à foi­son, le na­tif de Dun­blane s’est taillé un corps mus­cu­leux pour maxi­mi­ser son en­du­rance et sa cou­ver­ture du ter­rain.

La crème des re­lan­ceurs

Par­mi ses plus beaux tours de force : la vic­toire en fi­nale de l’US Open 2012 en cinq sets et près de cinq heures contre No­vak Djo­ko­vic et son par­cours en 2015 avec la Grande­Bre­tagne en Coupe Da­vis, qu’il a rem­por­tée presque à lui seul.

No­vak Djo­ko­vic fait moins dans la force mais en­core plus ef­fi­cace. Chez lui, pas ou peu de pois­son mais un ré­gime cu­li­naire dras­tique sans glu­ten ­ c’était connu de­puis 2011 ­ et do­ré­na­vant sans viande de­puis un an.

Dra­co­nien en ma­tière d’ali­men­ta­tion, le sex­tuple lau­réat de l’Open d’Aus­tra­lie l’est aus­si sur le stret­ching. Souple de­puis l’en­fance, il a en­tre­te­nu cette fa­cul­té sur les conseils de son pre­mier coach, Je­le­na Gen­cic, qui a aus­si for­mé entre autres Go­ran Iva­ni­se­vic et Mo­ni­ca Seles.

Djo­ko­vic a pour ha­bi­tude de faire le grand écart tous les jours au réveil. Un vrai plus sur terre bat­tue où il est ca­pable de se contor­sion­ner en sor­tie de glis­sade pour rat­tra­per des balles im­pos­sibles.

Djo­ko­vic et Murray ont dès l’ado­les­cence dé­pas­sé les fron­tières de leur pays pour pro­gres­ser. Pour l’Écos­sais, ce fut l’Es­pagne. A 15 ans, il avait fait un « grand sa­cri­fice », se­lon ses termes, ­ en s’ins­tal­lant à Bar­ce­lone, où l’on voue un culte à la terre bat­tue.

Cur­sus à l’étran­ger

En­traî­né au dé­part par sa mère, Ju­dy, Murray n’est pas pas­sé par la fi­lière clas­sique de for­ma­tion du tennis en Grande­Bre­tagne, qu’il a d’ailleurs cri­ti­quée après avoir sou­le­vé le Sa­la­dier d’ar­gent. Il a aus­si été le pre­mier des membres du « Big Four » à re­cou­rir à l’ex­per­tise d’une an­cienne gloire : le Tchèque Ivan Lendl qui l’a gui­dé vers ses deux titres en Grand Che­lem (US Open 2012 et Wim­ble­don 2013).

Fe­de­rer avait sui­vi en em­bau­chant pen­dant deux sai­sons (2014­2015) le Sué­dois Ste­fan Ed­berg ain­si que Djo­ko­vic avec l’Al­le­mand Bo­ris Be­cker res­té son coach. Le Serbe a par ailleurs mi­gré vers Mu­nich à 13 ans pour s’en­traî­ner dans l’aca­dé­mie de Niki Pi­lic, un an­cien joueur croate, fi­na­liste de Ro­land­Gar­ros en 1973.

PRE­MIÈRE ? No­vak Djo­ko­vic, confron­té à An­dy Murray en fi­nale, rem­por­te­ra-t-il son pre­mier Ro­land-Gar­ros ?

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