LE MATCH AU­RILLAC - BAYONNE EN QUES­TIONS

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - À Tou­louse, Jean-Fran­çois Nu­nez

La cris­pa­tion et l’en­jeu ont ga­gné des Au­rilla­cois fé­briles, sur­tout près de la ligne. Les Can­ta­liens ont pris le match à l’en­vers et ils n’ont que trop tar­di­ve­ment réus­si à se re­mettre à l’en­droit. 1

Comment Au­rillac est-il ren­tré dans sa fi­nale ? Pas bien du tout. Le match avait à peine com­men­cé que les Can­ta­liens ont cou­ru après le bal­lon et, plus grave, der­rière un han­di­cap qui n’a ces­sé d’aug­men­ter au fil des mi­nutes. Sous ten­sion, peu­têtre sous pres­sion aus­si, les Au­rilla­cois ont été rat­tra­pés par l’événement. Ils n’ont ja­mais pu com­plè­te­ment mettre en place leur jeu va­rié et al­ter­né.

Il y avait de la fé­bri­li­té dans leurs ini­tia­tives, aus­si bien à la main qu’au pied. À l’image des nom­breuses fautes et des choix ha­sar­deux qui ont em­pê­ché de ca­pi­ta­li­ser, de concré­ti­ser ou sim­ple­ment de mettre de la conti­nui­té dans le jeu à l’ap­proche de la ligne des Bayon­nais. 2

Comment la conquête au­rilla­coise s’est-elle adap­tée à l’ab­sence de Baptiste Hé­zard ? La très mau­vaise nou­velle : le for­fait du deuxième ligne Baptiste Hé­zard en rai­son d’une bles­sure au dos, a obli­gé le staff à re­voir ses plans en fai­sant donc mon­ter Ma­ni­noa d’un cran. Pièce maî­tresse de l’ali­gne­ment sta­diste, Hé­zard a consi­dé­ra­ble­ment man­qué sur les touches of­fen­sives où il est l’une des cibles pri­vi­lé­giées, ain­si que sur les dé­fen­sives où ses qua­li­tés de contreur s’ex­priment à mer­veille.

Des bal­lons du­re­ment conquis

Le duo Ma­ni­noa­Da­tu­na­sh­vi­li a fait le bou­lot, dans le com­bat rap­pro­ché, mais la touche can­ta­lienne n’a pas pe­sé et en­core moins connu son rayon­ne­ment ha­bi­tuel avec cinq bal­lons per­dus. Faute d’une rampe de lan­ce­ment fiable, dif­fi­cile d’ins­tal­ler du jeu.

Et les bal­lons du­re­ment conquis n’ont pas été bien ex­ploi­tés, à l’image de nom­breux temps forts avor­tés sur des fautes de main, comme ce­lui en fin de pre­mière pé­riode pour n’en ci­ter qu’un par­mi les très nom­breux éga­rés en route. Le match des oc­ca­sions ra­tées. 3

Comment les buteurs se sont-ils com­por­tés ? Le match a tour­né en fa­veur de Mar­tin Bus­tos Moya­no qui a hé­ri­té de ten­ta­tives bien mieux pla­cées. Du­rant le pre­mier acte, l’Ar­gen­tin a si­gné un 100 %, avec six pé­na­li­tés réus­sies, avant de connaître un seul échec en fin de match. Contre le vent, Maxime Pe­tit­jean a pas­sé deux de ses quatre ten­ta­tives, avant d’en ins­crire une de plus après la pause. 4

Le match dans les tri­bunes était-il à la hau­teur ? Dans un stade Er­nest­Wal­lon à gui­chets fer­més, près de 8.000 sup­por­ters can­ta­liens ont ré­pon­du aux 11.000 basques. Une nou­velle fois, le peuple rouge et bleu s’est mo­bi­li­sé en force pour ve­nir au sou­tien et au contact des Sta­distes. Un pu­blic qui a pous­sé de tout son coeur, sur­tout dans les mo­ments durs. Un vrai sei­zième homme.

EN­GA­GE­MENT. Re­pla­cé en deuxième ligne, Utu Ma­ni­noa a bien ten­té de dy­na­mi­ser la conquête can­ta­lienne et de por­ter le fer dans la dé­fense de Bayonne.

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