En­ve­loppe dou­blée pour les TPE-PME

54 M€ pour fi­nan­cer des aides aux pe­tites en­tre­prises

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - RÉGION ACTUALITÉ - Pa­trice Cam­po

Le dis­po­si­tif Je­re­mie 2, pour­vu de 54 M€ afin de ré­pondre aux be­soins en in­no­va­tion, créa­tion, re­prise et dé­ve­lop­pe­ment des TPE et PME au­ver­gnates, est lan­cé.

Il a été of­fi­ciel­le­ment pré­sen­té jeu­di soir, au ca­si­no de Royat, de­vant quelque 200 per­sonnes, dont une moi­tié de chefs d’en­tre­prise.

Ce dis­po­si­tif suc­cède à Je­re­mie 1 qui, de­puis 2009, avait per­mis le fi­nan­ce­ment, à hau­teur de 25,2 M€, de 408 en­tre­prises re­pré­sen­tant 2.540 em­plois créés ou sau­ve­gar­dés.

Quatre le­viers

« Ces ré­sul­tats étaient très concluants, dans un contexte éco­no­mique dif­fi­cile », rap­pelle Ber­nard Schou­ma­cher, pré­sident de la CCI Au­vergne, ges­tion­naire du dis­po­si­tif avec So­fi­mac Part­ners, so­cié­té pri­vée.

Avec 54 mil­lions, Je­re­mie 2 double donc les moyens al­loués mais aus­si l’am­bi­tion de ses pro­mo­teurs. « Ce­la doit per­mettre de créer ou pré­ser­ver près de 5.000 em­plois d’ici 2023 en Au­vergne, qui est une des trois an­ciennes ré­gions bé­né­fi­ciant de ces fonds. Et le pé­ri­mètre res­te­ra au­ver­gnat. Rhône­Alpes a d’autres res­sources », pré­cise Brice Hor­te­feux, vice­pré­sident du Con­seil ré­gio­nal. Ce­lui­ci est le re­lais lo­cal de l’Eu­rope, qui fi­nance l’opé­ra­tion via les fonds Fe­der.

Des­ti­né aux pe­tites en­tre­prises en créa­tion ou en dé­ve­lop­pe­ment, Je­re­mie 2 se dé­cline en quatre le­ viers : l’in­no­va­tion pour les start­up (14 M€) ; le sou­tien via des fonds propres (15 M€) ; le sou­tien via des prêts par­ti­ci­pa­tifs (5 M€) ; le sou­tien sous forme de prêts d’hon­neur (12 M€).

Ré­gis Nouailles, créa­teur, en 2012, de la so­cié­té Afy­ren, spé­cia­li­sée dans les bio­tech­no­lo­gies, a bé­né­fi­cié de Je­re­mie 1 et fai­sait par­tie des té­moins, jeu­di soir. « J’ai eu d’autres aides fi­nan­cières avant. Et sans tous ces maillons­là, l’en­tre­prise n’exis­te­rait pas. Elles m’ont per­mis d’at­teindre l’échelle pré­in­dus­trielle ».

D’ici 2018, le jeune en­tre­pre­neur es­père voir son usine sor­tir de terre. Et pour ces in­ves­tis­se­ments­là, plus lourds, Bpi­france de­vrait prendre le re­lais.

BÉNÉFICIAIRE. Ré­gis Nouailles, qui a créé la so­cié­té Afy­ren, spé­cia­li­sée dans la trans­for­ma­tion de bio­masse non ali­men­taire, a dé­ve­lop­pé son pro­jet avec plu­sieurs aides, dont Je­re­mie 1.

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