Dé­jà plu­sieurs pistes de tra­vail…

Après leur en­trée en lice, les Bleus se doivent dé­sor­mais de mon­ter en puis­sance

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - EURO 2016 - Ju­lien Ben Boua­li ju­lien.ben­boua­li@cen­tre­france.com

Mal­gré son suc­cès face à la Rou­ma­nie, la France n’a pas vrai­ment ras­su­ré pour son en­trée dans son Eu­ro. Quelques points se doivent d’être ré­glés pour es­pé­rer al­ler loin.

l’unis­son. Car face à la Rou­ma­nie, si Kan­té a en­core été pré­cieux en sen­ti­nelle, et ré­com­pen­sé d’une passe dé­ci­sive, le bi­lan du trio n’a pas été fa­meux.

Trop in­cons­tants, Pog­ba et Ma­tui­di ont peu pe­sé sur les dé­bats. De quoi ex­pli­quer les tous­so­te­ments du col­lec­tif fran­çais long­temps bal­lot­té et sans so­lu­tion face au bloc rou­main.

In­ca­pables de cas­ser les lignes ad­verses, pour­tant leur force en club, Ma­tui­di et Pog­ba se sont ra­re­ment pro­je­tés, for­çant Payet à dé­cro­cher plus que be­soin et l’obli­geant ain­si à ré­gu­liè­re­ment lan­cer ses ac­tions de très loin.

Le trio de­vrait pas­ser un test im­por­tant face à l’Al­ba­nie mer­cre­di (21 heures). De son ren­de­ment dé­pend gran­de­ment ce­lui du col­lec­tif tri­co­lore. En cas de nou­velle dé­cep­tion, Ca­baye, Sis­so­ko ou Sch­nei­der­lin pour­raient avoir leur chance afin de ré­équi­li­brer une équipe qui en man­quait cruel­le­ment ven­dre­di. 2

Une dé­fense in­cer­taine. En rai­son des nom­breuses ab­sences, c’est le sec­teur qui in­quié­tait en amont de la com­pé­ti­tion. Pour sa pre­mière sor­tie, le qua­tuor Sa­gna­Ra­mi­Kos­ciel­ny­Evra a pas­sé une soi­rée com­pli­quée. Si Sa­gna et Kos­ciel­ny ont te­nu leur rôle avec sé­rieux, à dé­faut de briller, Evra est pas­sé à cô­té alors que Ra­mi n’a pas dé­ga­gé une grande sé­ré­ni­té. À cha­cune des ac­cé­lé­ra­tions rou­maines, les Bleus ont va­cillé. De quoi être in­quiet à l’idée d’af­fron­ter de meilleurs po­ten­tiels of­fen­sifs dans la suite de la com­pé­ti­tion.

En manque de repères, les dé­fen­seurs tri­co­lores doivent ap­prendre à com­mu­ni­quer. Plu­sieurs fois face aux Rou­mains, comme sur l’ac­tion qui a ame­né l’ar­rêt dé­ci­sif de Llo­ris dès la 4e mi­nute, ils ont sem­blé se re­gar­der sans réel­le­ment se com­prendre. Alors que les rem­pla­çants (Digne, Um­ti­ti et Man­ga­la) se tiennent prêts en cas de be­soin, la sta­bi­li­té est tou­te­fois à prô­ner dans un sec­teur où les repères ne peuvent se créer que sur la du­rée. 3

La forme de Griez­mann. Il est an­non­cé comme la nou­velle star des Bleus. Mais pour lan­cer sa com­pé­ti­tion, il a fi­na­le­ment été l’at­ta­quant tri­co­lore le moins en vue face à la Rou­ma­nie. Après une sai­son in­ter­mi­nable à l’At­lé­ti­co Ma­drid (54 matchs), le Bour­gui­gnon a man­qué de jambes. Mal­gré un po­teau et une frappe contrée dans le pre­mier acte, An­toine Griez­mann s’est pro­gres­si­ve­ment éteint comme en panne sèche. De quoi se de­man­der s’il ne fau­drait pas s’en pri­ver vo­lon­tai­re­ment d’ici la fin de la phase de poules. His­toire de le faire tra­vailler in­di­vi­duel­le­ment pour lui re­don­ner du jus en vue de la phase fi­nale. Avec Mar­tial et Co­man sur le banc, l’hy­po­thèse mé­rite d’être étu­diée…

CONSTAT. Blaise Ma­tui­di et Paul Pog­ba ont été dé­ce­vants ven­dre­di.

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