Pe­tits meurtres entre amis à la No­viale

J’ai tué ma femme, avec Zi­ne­dine Soua­lem et Si­mon Ab­ka­rian, dans l’ag­glo cler­mon­toise

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME COURT MÉTRAGE - Vé­ro­nique La­coste-Met­tey ve­ro­nique.met­tey@cen­tre­france.com

Une zone ar­ti­sa­nale à La Roche-Blanche, un bis­trot à Cour­non, un hy­per­mar­ché : J’ai tué ma femme, de Joël Brisse et Ma­rie Ver­millard est en tour­nage jus­qu’à ce soir. Un court mé­trage qui réunit des per­sonnes qui se connaissent bien…

Mal­gré la cha­leur moite à l’in­té­rieur du ga­rage Ber­trand, l’am­biance sur le pla­teau de tour­nage est agréable. Tra­vailleuse et sé­rieuse, bien sûr mais sym­pa­thique. Ce jour­là, le pa­tron du bis­trot, in­ter­pré­té par Si­mon Ab­ka­rian, aide son ami de tou­jours le ga­ra­giste Ber­nard (du nom du ga­rage Ber­nard, dans la zone ar­ti­sa­nale La No­viale, à La Roche­Blanche) à mon­ter l’es­ca­lier.

Le per­son­nage, joué par Zi­ne­dine Soua­lem est ivre mort, comme il l’est la plu­part du temps. « Sa vie conju­gale est com­pli­quée », ex­plique l’ac­teur. « Il est nos­tal­gique de son amour per­du. C’est lui, en fait qui est par­ti, même s’il est là phy­si­que­ment ». La scène est plus drôle que pa­thé­tique et entre deux prises, les deux amis ri­golent.

Tous les deux ain­si que les réa­li­sa­teurs Joël Brisse et Ma­rie Ver­millard et l’ac­trice Na­tha­lie Ri­chard (qui joue Éliane, la femme du ga­ra­giste) se connaissent « de­puis tou­jours ». On les voit beau­coup dans le ci­né­ma de Cé­dric Kla­pisch mais pas seule­ment. Ce court mé­trage tour­né dans l’ag­glo­mé­ra­tion cler­mon­toise (ai­dé par la ré­gion Au­vergne et pré­ache­té par Arte) agit un peu comme des re­trou­vailles.

Un re­tour, aus­si, pour les réa­li­sa­teurs qui ont fait une par­tie de leurs études à Clermont, de même que le Thiernois Zi­ne­dine Soua­lem, dont la fa­mille est tou­jours à Thiers et qui a connu jus­qu’aux pré­mices du Fes­ti­val du court mé­trage (« Ce sont mes amis de tou­jours », ajou­tet­il par­lant des fon­da­teurs de la ma­ni­fes­ta­tion). Un clin d’oeil à sa ville na­tale ap­pa­raît aus­si dans le scé­na­rio. « J’ai ajou­té :”C’est une belle ville, hein !” », s’amuse Zi­ne­dine.

Des co­pains ar­tistes

L’équipe compte aus­si de nom­breux tech­ni­ciens lo­caux et des per­sonnes re­pé­rées sur place, comme leurs co­pains ar­tistes Ro­land Co­gnet ou en­core De­nis Fal­goux. Joël Brisse et Ma­rie Ver­millard ont pas­sé deux se­maines en re­pé­rage avant le tour­nage. « Nous avons re­vu des gens que nous n’avions pas vus de­puis 15 ans ».

Deux jeunes ac­teurs ve­nus de la ré­gion pa­ri­sienne sont aus­si au cas­ting. Ma­rie Ver­millard les a re­pé­rés au cours Florent, où elle en­seigne. « Ma­rie aime bien aus­si tra­vailler avec les jeunes co­mé­diens », pré­cise son com­pa­gnon, Joël Brisse qui, lui, est plus ver­sé dans l’écri­ture. Ce soir, tout le monde se­ra re­par­ti en lais­sant un peu de soi ici. Y com­pris Si­mon Ab­ka­rian qui a ache­té une mai­son dans la ré­gion en 2000. « J’y passe le plus clair de mon temps, avec ma femme et mon fils », avoue­til. Comme ses autres amis, on a alors des chances de re­croi­ser en Au­vergne le hé­ros de Ka­boul Kit­chen, de L’Ar­mée du crime , de la sé­rie Pi­galle…

DÉ­COR. Une par­tie du film se passe dans le ga­rage Ber­trand à La Roche-Blanche. PHO­TOS RÉ­MI DUGNE

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