« Ça re­monte au temps où… »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Sou­vent lors­qu’on évoque un temps loin­tain, dont on n’ar­rive plus à da­ter l’époque, on uti­lise di­verses ex­pres­sions qui marquent le temps en uti­li­sant une ré­fé­rence his­to­rique.

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » comme le chante Charles Az­na­vour dans La Bo­hème .«À mon époque » peut aus­si rap­pe­ler cette jeu­nesse, ce temps an­cien. On peut aus­si fa­ci­le­ment ci­ter « c’est vieux comme Hé­rode », qui rap­pel­ le le mas­sacre des In­no­cents de l’Évan­gile de saint Mat­thieu (2­16), où Hé­rode, alors roi de Ju­dée, or­don­na le mas­sacre de tous les en­fants mâ­ les des en­vi­rons de Beth­léem en es­pé­rant tuer Jé­sus.

Dire « vieux comme Hé­rode », c’est es­ti­mer le grand âge d’un homme, d’une fem­ me, d’un ob­jet. Par contre, seule la ré­fé­rence au temps an­cien, ce­lui du 1er siècle de notre ère où Hé­rode ré­gnait, nous per­met de re­mon­ter en ces temps an­ciens, mais il n’est fait ré­fé­rence ici qu’au grand âge, con­trai­re­ment à l’ex­pres­sion du jour.

Quand la reine Berthe fi­lait…

« Re­mon­ter au temps où la reine Berthe fi­lait » nous pro­pulse au VIIIe siècle de notre ère. Berthe au grand pied, comme on la sur­nom­mait, Ber­trade de Laon de son vrai nom, est la troi­sième femme de Pé­pin le Bref, mais aus­si la mère de Char­le­magne.

Ima­gi­nons la reine de­vant son ou­vrage, ti­rant, ma­niant, di­ri­geant son fil en vue de réa­li­ser quelque ou­vrage. Une époque qui semble tout d’un coup bien plus loin­taine ! Qui sait en­core user d’un tel ob­jet de nos jours ?

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