Un Can­ta­lien par­mi les stars du ta­touage de Can­tal Ink

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - GRAND ANGLE - Ge­ne­viève Thi­vat

Can­tal Ink, c’est un pla­teau de ta­toueurs plus pres­ti­gieux que ja­mais.

Par­mi eux, les Amé­ri­cains Han­nah Ait­chi­son, Shane O’Neill ou en­core Jeff Gogue… Face à eux, des Eu­ro­péens qui ri­va­lisent de vir­tuo­si­té et d’in­ven­ti­vi­té, à l’ins­tar de l’Ita­lien Mat­teo Pas­qua­lin, de la Fin­lan­daise Säde Sonck et du Fran­çais Thomas Car­li Jar­lier ! Le site In­ter­net « top 10 ta­toueurs.fr » vous pré­vient, c’est la crème de la crème des ta­toueurs en Au­vergne ce week­end, dont un Cler­mon­tois d’ori­gine… can­ta­lienne !

Etre ci­té dans le top 10 ne semble pour­tant lui faire ni chaud ni froid. D’une na­ture pla­cide, il de­meure concen­tré sur le ti­bia qui bien­tôt por­te­ra le vi­sage de Sch­war­zy, ci­gare, fa­çon bar­reau de chaise, au bec. Sa « vic­time », un po­li­cier ve­nu tout spé­cia­le­ment de Mont­pel­lier au 13 rue Saint­Es­prit (*) à Cler­mont­Fer­rand. Mais, il y en a qui ra­mène leur peau de bien plus loin. Londres par exemple…

A ce pro­pos, Londres, c’est aus­si huit ans de sa vie. « On a vite fait le tour. En­fin, moi les grandes villes… Si, j’aime beau­coup Mos­cou ; ma femme est d’ori­gine russe. Et je vais sou­vent ta­touer là­bas. On voyage très sou­vent dans ce mé­tier. C’est im­por­tant d’échan­ger… Il suf­fit d’avoir un port d’at­tache où l’on se sente bien. Pour l’ins­tant Cler­mont, ça me va. » Et Can­tal Ink ? C’est un festival qui reste « par­ti­cu­lier » à ses yeux ayant gran­di toute son en­fance à Neu­ve­glise à quelques ki­lo­mètres de Chaudes­Aigues.

Com­ment il ex­plique son suc­cès ? Thomas reste vague. « C’est peut­être mon style pho­to­réa­liste avec un fond abs­trait qui plaît ? » Son client ac­quiesce : « Vous avez vu mon bras avec Jack Ni­chol­son ! Tout le monde m’en parle. C’est nor­mal qu’on vienne de toute la France même au­de­là pour se faire ta­touer par Thomas. Moi je lui fais une confiance ab­so­lue ! »

Pour­tant, Thomas a sui­vi une for­ma­tion de mu­si­cien. Le des­sin, c’est comme qui di­rait dans ses gènes. Sa mère est peintre. « J’ai com­men­cé à en faire sur moi et puis au fur et à me­sure, on m’a de­man­dé d’en faire. » A no­ter que Thomas est mon­té sur la scène de Can­tal Ink, avec son groupe, Odd Mo­tion, en plus de ce qui semble être plus du plai­sir que du tra­vail pour lui.

(*) Son stu­dio dé­mé­na­ge­ra place de Jaude, fin juillet.

MONDIALEMENT CONNU. Ses clients n’hé­sitent pas à tra­ver­ser toute la France, même bien au­de­là, pour confier leur peau aux mains ex­pertes de Thomas Car­li Jar­lier. PHOTO THIER­RY LINDAUER

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