Le pro­jet pour 2017 adop­té

Avec, en fi­li­grane, Sar­ko­zy pro­chain can­di­dat à la pri­maire

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - FRANCE & MONDE ACTUALITÉS -

Le Conseil na­tio­nal des Républicains a adop­té, hier, à Pa­ris, le pro­jet du par­ti pour 2017, à quelques mois de la pri­maire, en l’ab­sence de ses prin­ci­paux can­di­dats. La can­di­da­ture pro­chaine de Nicolas Sar­ko­zy n’en est que plus cer­taine et confor­tée.

ico­las Sar­ko­zy s’est po­sé à mots à peine cou­verts en futur can­di­dat à la pri­maire pour 2017, hier, à Pa­ris, lors d’un Conseil na­tio­nal de Les Républicains qui a en­té­ri­né le pro­jet du par­ti pour la présidentielle, en l’ab­sence de ses prin­ci­paux concur­rents.

La can­di­da­ture du pré­sident du par­ti LR à la pri­maire des 20 et 27 no­vembre est un se­cret de po­li­chi­nelle. Ja­mais, ce­pen­dant, l’an­cien pré­sident de la Ré­pu­blique n’avait lais­sé en­tendre aus­si clai­re­ment qu’il al­lait concou­rir que lors de cette réunion du « par­le­ment » du par­ti, à La Mu­tua­li­té.

« Cette pri­maire se­ra le temps de la concur­rence entre fortes per­son­na­li­tés, entre des ta­lents in­con­tes­tables. Cette concur­rence est for­mi­dable, per­sonne ne doit la re­dou­ter », a lan­cé un Nicolas Sar­ko­zy, of­fen­sif de­vant 1.700 per­ sonnes, se­lon les or­ga­ni­sa­teurs (un mil­lier de conseillers na­tio­naux et 700 à 800 adhé­rents in­vi­tés aux tra­vaux l’après­mi­di).

« C’est à l’in­té­rieur que ça se passe »

Po­sant « une limite » : « l’uni­té de notre fa­mille po­li­tique », il a plai­dé qu’il n’est « pas besoin de faire sa pu­bli­ci­té en at­ta­quant sa fa­mille ». D’au­tant que la cam­pagne pour la pri­maire dure « trois mois. Trois mois, dans la vie po­li­tique, c’est une éter­ni­té », a­t­il mis en garde.

Le pré­sident de LR, dont l’of­fi­cia­li­sa­tion de can­di­da­ture est at­ten­due vers fin août, a éga­le­ment lâ­ ché que, pour la pri­maire, il fal­lait « don­ner le maxi­mum : je sais faire. Et je suis sûr que d’autres sau­ront faire ».

Seuls trois can­di­dats dé­cla­rés à la pri­maire étaient res­tés pour écou­ter son dis­cours : Fran­çois Fillon, Na­dine Mo­ra­no et Her­vé Ma­ri­ton. « Notre com­pé­ti­tion de­vra être franche, loyale, et une fois le ver­dict des pri­maires an­non­cé, pas une voix ne de­vra man­quer au vain­queur », a af­fir­mé l’ex­Pre­mier mi­nistre, dé­fen­dant un « vent de li­ber­té » en France loin des « syn­thèses molles » et glis­sant que « cha­cun pui­se­ra ou non son ins­pi­ra­tion » dans le pro­jet.

Na­dine Mo­ra­no, qui semble avoir dé­pas­sé son froid avec Nicolas Sar­ko­zy de­puis l’au­tomne der­nier après ses pro­pos contro­ver­sés sur la « France, pays de race blanche », a plai­dé entre autres pour un dur­cis­se­ment de la loi sur le port du voile in­té­gral.

« Mer­ci à Fran­çois, Na­dine, Her­vé, Mi­chèle (Al­liotMa­rie) d’être là, parce que c’est à l’in­té­rieur que ça se passe », a lan­cé le pré­sident de LR, ta­clant les ab­sents, sans les nom­mer, tels Alain Jup­pé, JeanF­ran­çois Co­pé et Na­tha­lie Kos­cius­ko­Mo­ri­zet, qui s’étaient éclip­sés. Bru­no Le Maire, en dé­pla­ce­ment à Aix­en­Pro­vence, n’est pas ve­nu du tout.

Ses autres tacles ont été di­ri­gés vers les so­cia­listes, no­tam­ment le pré­sident Fran­çois Hollande, dont « les men­songes » ont mis la France dans « une si­tua­tion dé­sas­treuse ».

Gros suc­cès aus­si à l’ap­plau­di­mètre pour Laurent Wauquiez, nu­mé­ro deux du par­ti, pro­bable futur pré­sident de LR par in­té­rim, qui a in­sis­té sur la vo­lon­té de « re­mettre la France la tête à l’en­droit », avec des « va­leurs de droite ».

COM­PLICES. Laurent Wauquiez et Nicolas Sar­ko­zy vi­si­ble­ment par mé­con­tents de leur coup. PHOTO AFP

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