Gare aux longues touches !

Le puis­sant lan­ceur Gun­nars­son

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - EURO 2016 - Be­noît Jac­que­lin be­noit.jac­que­lin@cen­tre­france.com

Avec son lan­ceur longue dis­tance Aron Gun­nars­son, l’Is­lande a fait des touches une vé­ri­table arme of­fen­sive. Dans cet Eu­ro, deux de ses six buts sont ve­nus de cette phase de jeu.

Le pre­mier a été mar­qué lors du der­nier match de poule contre l’Au­triche (2­1). L’ou­ver­ture du score si­gnée Bod­vars­son est ve­nue d’une dé­via­tion d’Ar­na­son, après un lan­cer de Gun­nars­son.

Pour­tant pré­ve­nus, les An­glais n’ont pas su em­pê­cher le scé­na­rio de se re­pro­duire en hui­tièmes lun­di (2­1). Cette fois, c’est Ra­gnar Si­gurd­sson qui a bé­né­fi­cié de la tête d’Ar­na­son sur un nou­veau lan­cer du ca­pi­taine.

Hé­ri­tage du hand­ball

L’em­blé­ma­tique mi­lieu bar­bu des « Vi­kings » doit cette fa­cul­té à pro­pul­ser le bal­lon aus­si loin et avec au­tant de force à la pra­tique du hand­ball. « J’y ai joué du­rant des an­nées et tout vient de là », pré­cise ce­lui qui a joué jus­qu’à ses 15 ans à un bon ni­veau et dont le frère aî­né Ar­nor est pro en Al­le­magne. « Des gars peuvent avoir des bras deux fois plus gros que les miens, tout dé­pend de la ma­nière dont vous lan­cez le bal­lon. »

L’équipe de France ne prend pas à la lé­gère cette me­nace of­fen­sive. « On sait qu’ils uti­lisent sou­vent des touches ra­santes et ten­dues, avec des po­si­tion­ne­ments bien dé­fi­nis », pré­vient Di­dier Des­champs. « Quand ils ont des touches à 30 ou 40 mètres du but, c’est l’équi­valent d’un coup de pied ar­rê­té. »

INDIRECT. Aron Gun­nars­son trouve sou­vent un re­lais de la tête dans la sur­face ou cherche à ob­te­nir des cor­ners avec un lan­cer près de la ligne de but.

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