« Faire la nou­ba »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Voi­là, ce sont les va­cances, ou presque. Pour bien­tôt, pour d’autres. Et l’on s’amuse, on fait la fête, les en­fants peuvent al­ler se cou­cher un peu plus tard, de­main ma­tin ce ne se­ra pas la course… Le bon­heur ! Al­lez, c’est l’heure de la fête. On re­com­mence le len­de­main, on « fait la nou­ba » quoi !

Cette ex­pres­sion a des conno­ta­tions heu­reuses de fies­tas en­dia­blées. Elle pro­vient d’un mot arabe, « now­ba » et se­rait uti­li­sée dans la langue fran­çaise de­puis la fin du XIXe siècle. Plu­sieurs sens pour cette ex­pres­sion : d’abord, ce nom fé­mi­nin dé­signe une suite de pièces mu­si­cales, à la fois ins­tru­men­tales et vo­cales, qui étaient jouées de­vant les mai­sons des di­gni­taires du Magh­reb à « tour de rôle ».

Jo­lies va­cances

Ce mot « nou­ba » a dé­si­gné par la suite des chants et autres mor­ceaux exé­cu­tés par les ti­ railleurs nord­afri­cains sur les pre­mières lignes du­rant les guerres. Ce terme a d’abord été uti­li­sé uni­que­ment par les troupes mi­li­taires, puis il s’est ré­pan­du dans la so­cié­té ci­vile au point d’être en­core uti­li­sé au­jourd’hui. Bonne nou­ba et jo­lies va­cances !

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