La porte des Carmes a trou­vé pre­neur

Vente aux en­chères sou­te­nue, hier, même si le re­cord ab­so­lu n’est pas tom­bé

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME | LOISIRS - Pa­trice Cam­po pa­trice.cam­po@cen­tre­france.com

La porte des Carmes ad­ju­gée à 5.500 € ; deux guides rouges 1900 à près de 8.000 €: c’étaient les trois temps forts d’une vente dense, hier, au ca­si­no de Royat.

Le re­cord n’est pas tom­bé, hier, au ca­si­no de Royat, mais c’était at­ten­du.

La 17e conven­tion de col­lec­tion­neurs d’ob­jets Mi­che­lin, dont la vente aux en­chères d’hier après­mi­di était le point d’orgue, ne re­ce­lait pas de pé­pites sus­cep­tibles d’al­ler tu­toyer les 22.000 € ali­gnés l’an­née der­nière pour un guide rouge 1900.

Il y avait bien deux spé­ci­mens de ces pre­miers guides rouges Mi­che­lin dont il sub­siste peut­être une cen­taine de res­ca­pés dans le monde. Mais pas en as­sez bon état.

« Le pre­mier était bien conser­vé mais il lui man­quait une cin­quan­taine de pages. Le se­cond était com­plet mais plus abî­mé », pré­cise Ber­nard Vas­sy, de l’étude Vas­sy et Ja­lenques, au mar­teau hier.

Ré­sul­tat : des en­chères res­pec­tives de 7.800 € et 8.200 €. Dé­jà éle­vées pour des ou­vrages rares, mais qui était gra­tuits au dé­but du siècle der­nier, jus­qu’en 1922. « Un guide com­plet et en bon état au­rait fait le double », ajoute le com­ mis­saire­pri­seur, tout de même sa­tis­fait du ni­veau de vente de l’après­mi­di. Et du ni­veau at­teint par la porte des Carmes : 5.500 €, après une mise à prix à 1.000 €. « Je ne pen­sais pas que ce­la monte­ rait au­tant. Tant mieux, le sym­bole Mi­che­lin a un vrai prix. » Et la des­ti­na­tion de la fa­meuse porte, que l’ache­teur a ac­quise pas té­lé­phone, ne se­ra connue qu’en dé­but de se­maine.

En pré­sence d’ache­teurs et col­lec­tion­neurs ve­nus pour cer­tains de Bel­gique et de Suisse, mais aus­si de plus loin par té­lé­phone et In­ter­net, le mar­teau de Ber­nard Vas­sy a ad­ju­gé la plus haute en­chère à 9.000 €, non pas pour un seul guide, mais pour une sé­rie de neuf, al­lant de 1902 à 1914 et re­mar­qua­ble­ment conser­vés.

L’autre vente spec­ta­cu­laire de la jour­née a don­né lieu à une bataille par té­lé­phone pour ad­ju­ger une carte de 1902 à 3.000 €. Un re­cord pour un tel ob­jet, bien loin des nom­breux lots de bi­be­lots et autres in­signes à la gloire de Bi­ben­dum, ven­dus pour moins de 100 €, voire moins de 20 €. A cha­cun le prix de son rêve.

A si­gna­ler la belle vente d’un Bi­ben­dum en ga­lets, réa­li­sé par une ar­tiste lo­cale, mis à prix à 30 € et ad­ju­gé à 360 €, au bé­né­fice d’une as­so­cia­tion de ré­in­ser­tion de per­sonnes han­di­ca­pées.

Une carte de 1902 ad­ju­gée à 3.000 €

Au­jourd’hui. De 10 heures à 13 heures, au ca­si­no de Royat, suite et fin de cette 17e conven­tion avec la bourse d’échange des col­lec­tion­neurs Mi­che­lin et Au­to­mo­bile.

PHO­TO PIERRE COUBLE

RE­CORD. Pour une carte, même de 1902, l’en­chère à 3.000 eu­ros était une grande pre­mière pour le com­mis­saire-pri­seur, Ber­nard Vas­sy, qui a ju­gé la vente glo­bale « bien sou­te­nue ».

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