« Être au trente­sixième des­sous »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Pas bon signe quand on est au trente­sixième des­sous… Une chute bru­tale, qui ex­prime le désar­roi, la perte de tout re­père et l’échec ter­rible. Mais pour­quoi le trente­sixième ? Et le « des­sous » ?

L’ex­pres­sion trouve son ori­gine dans l’uni­vers du théâtre. Lors­qu’une re­pré­sen­ta­tion se passe bien, à la fin, tout le monde ap­plau­dit la troupe. Mais si le tra­vail ac­com­pli dé­plaît dans les tra­vées, bam ! La sanc­tion est im­mé­diate, le pu­blic peut quit­ter la salle, huer, voire je­ter des pro­jec­tiles pour ma­ni­fes­ter son mé­con­ten­te­ment.

Du troi­sième…

Les ac­teurs n’avaient alors pas d’autres pos­si­bi­li­tés que de fuir le plus ra­pi­de­ment pos­sible le de­vant de la scène pour se ré­fu­gier dans les sous­sols du théâtre au mi­lieu des dé­cors et des cos­tumes. À l’ori­gine, on di­sait même être « au troi­sième » sous­sol, et au­cu­ne­ment au trente­sixième. Trente­sixième marque l’exa­gé­ra­tion. C’est avec le temps que « 36 » est ap­pa­ru.

… À 36

D’ailleurs, à la ré­flexion, on se rend compte que 36 dé­signe sou­vent le ni­veau im­pos­sible, ou un sy­no­nyme de « beau­coup » : « il n’y a pas trente­six so­lu­tions », « voir trente­six chan­delles », « tous les tren­te­six du mois »… Le chiffre 36 dans la sym­bo­lique est char­gé, plu­sieurs in­ter­pré­ta­tions sont pos­sibles, l’une qui re­vient sou­vent sans être avé­rée au­rait trait aux 36 dé­cans en as­tro­lo­gie. Reste qu’en­suite il faut re­mon­ter la pente.

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